Tourmente à Rewmi : Les militants de la Casamance cognent sur Idy


Rédigé le Mardi 5 Février 2013 à 12:41 | Lu 126 fois | 0 commentaire(s)



Tourmente à Rewmi : Les militants de la Casamance cognent sur Idy
0 Réaction(s) Rewmi, le parti d’Idrissa Seck est dans la zone de turbulences. Agressé par l’Alliance pour la République (APR) qui a débauché une partie de ses militants de Thiès, soumis à rude épreuve au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) le voilà qui fait face à une fronde en son sein. Des militants de Rewmi, malgré les dénégations au sommet, ne sont pas en phase avec les derniers réaménagements opérés par Idrissa Seck. La preuve par neuf par le communiqué signé par les militants de cinq départements de la région de Casamance naturelle et dont nous détenons copie. Dire que les ‘’rewmistes’’ de la région de Ziguinchor ne sont pas en phase avec la direction de leur parti, surtout après avoir parcouru leur déclaration, relèverait d’un truisme. Les militants du parti d’Idrissa Seck résidents dans les départements de Ziguinchor, Bignona, Goudomp, Kolda et Oussouye, dénoncent vivement et «à l’unanimité, la gestion solitaire du parti dont le dernier acte a été le réaménagement du Secrétariat National». Un réaménagement qu’ils auraient appris par voie de presse et pour lequel, ils disent ne s’y «reconnaître». Ceci n’est, pour les frères d’Idrissa Seck, que l’expression d’un «manque de considération notoire à l’endroit de tous les militants et responsables qui se sont toujours sacrifiés physiquement, financièrement et professionnellement pour la massification du parti et pour l’avènement de son leader à la tête du pays». Non contents de s’insurger contre la nouvelle réorganisation de la direction de leur parti, les militants des cinq départements cités plus haut, rappellent à Idrissa Seck, sa promesse de «corriger la non-représentation de certaines localités dont la région naturelle de Casamance». Une situation qui a été une source de frustration qui les aura habités aussi lors de l’installation de la coalition ‘’Idy4President’’, à l’occasion de la dernière présidentielle. Cette page tournée, les participants à la rencontre ont ouvert la page de la contestation en faisant feu sur leur leader derrière qui, ils courent depuis un an, pour une audience. Ils trouvent que cette attitude d’Idrissa Seck n’est ni plus ni moins, qu’un «facteur de blocage dans le travail de massification du parti au niveau de (leurs) bases respectives et à l’égard de potentiels adhérents». Mieux ou pire, non contents de ne pas être reçus en audience, les militants «rewmistes» des départements de Ziguinchor, Bignona, Goudomp, Kolda et Oussouye, s’insurgent contre le fait qu’Idrissa Seck n’a pas mis les pieds dans leurs localités depuis janvier-février 2007. Dès lors, ils ne peuvent pas se lancer dans une opération de vente de cartes, car ne sachant pas sur quel pied danser. Aussi, en appellent-ils à une volonté de faire fonctionner Rewmi «comme un parti politique normal avec des instances qui se réunissent régulièrement». Cette sortie des militants de ces cinq départements de la Casamance naturelle met donc Idrissa Seck devant ses responsabilités. Car comme le soulignait un responsable de Rewmi, sous le couvert de l’anonymat, dans les colonnes du Pays N° 461, «le secrétariat national est comme le gouvernement du parti, les collaborateurs sont laissés au pouvoir discrétionnaire d’Idrissa Seck. Le bureau politique quant à lui, est l’émanation de la base et seul le congrès peut valider ses membres». Dès lors, pour aller vers «la restructuration irréversible de Rewmi», il doit corriger ces impairs, au risque d’avoir un réveil douloureux. SOULEYMANE KANE Le Pays au Quotidien




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