Tahibou Ndiaye parle de surévaluation de sa fortune : « Si on amenait les choses à leur juste proportion, on serait à 1, 044 milliard »


Rédigé le Jeudi 29 Août 2013 à 16:39 | Lu 50 fois | 0 commentaire(s)


Tahibou Ndiaye, ancien directeur du Cadastre, a été interpellé dans le cadre des enquêtes sur l’enrichissement illicite menée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Dans un entretien avec Le Quotidien, il conteste la valeur de sa fortune évaluée par le procureur spécial à 7 milliards. Extrait


Tahibou Ndiaye parle de surévaluation de sa fortune : « Si on amenait les choses à leur juste proportion, on serait à 1, 044 milliard »
Tahibou Ndiaye, à la question de savoir comment un fonctionnaire peut se retrouver avec autant de milliards, répond : « Je vous dis que ces biens ont été surévalués. Où est-ce que vous avez vu, au Sénégal, une résidence d’un coût de  1 milliard 200 millions. L’expert évaluateur a évalué la maison que j’occupe à 200 millions, alors que j’avais dit à la gendarmerie qu’elle variait entre 200 et 250 millions. L’expert est venu confirmer ce que j’avais avancé. L’immeuble sis à Keur Gorgui évalué à 900 millions, l’expert l’avait retenu à 330 millions et c’est à peu près ce qu’il m’a coûté. On multiplie ici le coût par 6, là-bas par 3. Si on amenait les choses à leur juste proportion, on serait à 1, 044 milliard, c’est-à-dire mes revenus et ceux de ma femme. »*

Si c’est 1 milliard, pourquoi la Crei vous poursuit ?
Le problème, c’est que la Crei n’a pas voulu disqualifier son expert qui pourtant l’était par la loi.

Pourquoi vous n’avez pas attaqué l’expert évaluateur de la Crei qui a surévalué vos biens ?
Nous ne pouvons pas l’attaquer. Ce qu’on pouvait faire, c’est de donner à la Crei un document venant de l’autorité qui intervient dans ce cadre-là.

Pourquoi avez-vous alors accepté cette médiation pénale ?
J’avais le couteau à la gorge. Une première fois j’avais dit non je ne négocie pas. Mes avocats ont boudé parce que la situation qui régnait n’était pas du tout normale. C’est moi qui leur ai demandé de sortir parce que le Parquet n’était pas dans de bonnes dispositions pour discuter de façon sereine. Après ils me disent : «Monsieur Tahibou Ndiaye, nous avons recensé vos biens, vous les céder à l’Etat ou on vous place sous mandat de dépôt.» Je n’ai pas voulu leur offrir ce plaisir parce que ma famille était dans un choc terrible et je ne voulais pas en rajouter. Je leur ai demandé de prendre tout ce dont ils ont besoin.




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