Soyata Maiga, une révolutionnaire qui défend la cause des femmes


Rédigé le Samedi 22 Juin 2013 à 15:38 | Lu 324 fois | 0 commentaire(s)


Au Mali, une avocate s’emploie activement à dénoncer les violences faites aux femmes
et à œuvrer pour accroître leur participation politique. Son nom : Me Soyata Maïga.
Elle est depuis Novembre 2007 rapporteur spéciale sur les Droits de la femme en Afrique de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), principal organe de promotion et de protection des droits Humains sur le continent. Le poste qu’elle occupe est hautement stratégique pour les femmes africaines.


Soyata Maiga, une révolutionnaire qui défend la cause des femmes
Originaire de Gao, près de la frontière avec le Niger, zone fortement marquée par un brassage ethnique où se côtoient Touareg, Sonrhaï et Haoussa, la jeune Soyata est la première lle de sa famille à avoir eut la chance d’être maintenue à l’école jusqu’à l’obtention du diplôme d’études fondamentales à l’école de Ménaka. Elle obtint par la suite un Baccalauréat au Lycée des jeunes lles de Bamako et s’est ensuite orientée à la section des sciences juridiques de l’école nationale d’administration du Mali d’où elle sort major de la promotion 1972-1976. Elle devient magistrate après un bref passage à l’Ecole Nationale de Magistrature de Paris

Pour elle, le combat pour la promotion de la femme et de la démocratie est une réalité à deux visages : les discours et les engagements pris par les autorités ne sont pas appliqués dans la pratique à cause du recours à la coutume, de l’analphabétisme et de la pauvreté des femmes

En ce qui concerne la non promulgation du Code de la famille au Mali, Me Maïga pense qu’il a manqué une bonne stratégie pertinente et adaptée de communication sociale, basée sur le caractère obsolète de certaines disposi- tions du code du mariage telles que : la limitation de la capacité juridique de la femme et la question de la tutelle de la femme sur les enfants mineurs entre autres. Mais elle se veut con ante et garde l’espoir que le Code de la famille sera opérationnel le plus tôt possible.


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