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Révélation: Près De 6500 militants de l’Apr recrutés pour l’Agence nationale de sécurité (Communiqué)


Rédigé le Jeudi 26 Décembre 2013 à 21:10 | Lu 68 fois | 0 commentaire(s)


Ces derniers temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts à la suite de la création, par le président Macky Sall, de l’agence nationale de Sécurité de proximité au Sénégal dont l’objectif ne serait d’autre qu’un engagement citoyen dans la notion de sécurité participative et collective en faveur des populations.

Aujourd’hui, selon une source requise, prés de 6500 militants de l’Apr ont été intégrés les rangs de l’agence. Un véritable scandale que nous ne cesserons, avec véhémence, de dénoncer .


Et pourtant, si l’on se focalise sur l’origine de la mise en place de cette structure, on est tenté de pointer du doigt une mise en œuvre politique nébuleuse, d’ailleurs machiavélique, aux conséquences à risque pour la démocratie de notre pays. Pourquoi décider de créer cette agence au lendemain de la jacquerie des calots « marrons », le mardi 05 février 2013, devant les grilles du Palais de la République. Mécontents, ces derniers qui avaient assuré, lors de l’élection présidentielle de 2012, la sécurité de l’actuel chef de l’Etat Macky Sall, leur mentor qui les avait, par la suite, oubliés après sa victoire contre Me Abdoulaye Wade, avaient battu le macadam pour réclamer la récompense de leur militantisme.
C’est pourquoi, au sein de Bes Du Ñakk , nous avons voulu sonner l’alerte à temps par rapport à la finalité de cette agence que nous assimilons à un projet purement politicien et malvenu du Président Macky Sall pour caser un clientélisme politique notamment les militants de son parti qui, du reste, défendront indéniablement la chapelle de leur chef. Plus spécifiquement, au niveau de la section de Bes Du Ñakk de Belgique et du Benelux, nous sommes plus que convaincus du manque de pertinence notoire de cette initiative. Si vraiment, l’aspect sécuritaire intéressait uniquement les initiateurs de ce projet, on aurait pu mettre en avant le corps de la police municipale, avec des citoyens neutres et rompus à la tâche voire des agents chevronnés sortis des académies de la police ou de l’armée. Nous disons ainsi la création de cette agence nationale de Sécurité relève d’ambitions inavouées aux conséquences graves pour l’avenir démocratique du Sénégal. Notre position, au niveau de la diaspora, rejoint indubitablement l’idée véhiculée par notre leader Serigne Mansour Sy Djamil qui prône, à la place de cette agence de proximité, de renforcer les structures régaliennes telles que la police, la gendarmerie ou l’armée au lieu de créer en parallèle une structure parallèle sensée se substituer a celles-ci. Ce souci majeur de notre leader se justifie amplement par les nombreux événements qui ont marqué notre pays ou encore le continent africain ces dernières années. Pour rappel, nous venons de célébrer le 50e anniversaire des élections législatives de 1963 et nous nous remémorons de la mort de l’illustre homme politique sénégalais Demba Diop tué en 1967 par le comité d’action du l’Union progressiste sénégalaise qualifiée alors de milice par plus d’un. A la lumière de ce constat historique, nous nous interrogeons de la pertinence d’une telle agence de proximité qui représente un danger puisqu’elle va être le bras armé du Président Macky Sall pour régler des comptes politiques à l’encontre d’opposants et de détracteurs du régime. Par ailleurs, en Afrique, si les guerres civiles ont connu un regain d’intérêt partout dans le continent, c’est en partie grâce à la mise en place intrépide et désorganisée d’organisations ou milices chargées de défendre des positions ou des idées par la force. Dés lors, nous pouvons nous poser la question de savoir si vraiment ces dites organisations sont au service de nos nations respectives ou au service des politiciens peu scrupuleux des intérêts de leur peuple. Le cas le plus prégnant demeure celui de la République de Centrafrique, actuellement en pleine guerre civile et ou désarmer les milices aujourd’hui en guerre, représente un casse-tête pour les forces militaires internationales. Au Soudan, on a eu les milices basées au Darfour. En Rdc, nous venons d’assister à la fin de la guerre civile suscitée par les milices du Kivu. On se rappelle également des milices rwandaises de l’Interahamwe créées dès 1992 par le MRND, parti du président Juvenal Habyarimana et tant d’autres exemples peuvent à merveille illustrer la dangerosité d’une telle agence nationale de Sécurité si la représentativité des militants de l’Apr n’est pas considérablement diluée. Cependant, dans notre posture de membre indéfectible de Benno Bokk Yakar, nous continuerons à jouer notre partition en sonnant l’alerte à tout moment pour l’intérêt supérieur de la nation sénégalaise. Dans la même veine, nous continuerons à accompagner, dans la vérité et la critique objective, le Président Macky Sall pour soutenir toutes les valeurs de démocratie nécessaires au développement de notre pays. Dans le contexte géopolitique sénégalais actuel, un constat de déception semble peser dans la conscience des citoyens face la gestion hésitante du pouvoir. Pour juguler plusieurs carences, Serigne Mansour Sy a son mot à dire du fait de sa trajectoire d’acteur social, d’agent de développement ou tout simplement par sa légitimité spirituelle et religieuse. Communiqué Bes Du Ñakk de Belgique


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