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Rareté des pluies dans le nord du pays : le CNCR alerte sur le risque d’une crise alimentaire


Rédigé le Mardi 14 Novembre 2017 à 14:30 | Lu 106 fois | 0 commentaire(s)


Les agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, sylviculteurs membres des 28 fédérations du Conseil National de Concertation et de Coopération des ruraux (CNCR), tirent la sonnette d’alarme, quant à une crise d’insécurité alimentaire au nord du Sénégal. La rareté des pluies est en cause. L’Etat est invité à réagir, vite.


Rareté des pluies dans le nord du pays : le CNCR alerte sur le risque d’une crise alimentaire
Apres avoir fait le suivi de la campagne agricole 2017-2018, les agriculteurs, les éleveurs, les pécheurs et sylviculteurs membres des 28 fédérations membres du Conseil National et de Coopération des Ruraux (CNCR), lancent un appel aux différents acteurs et leur demandent de se mobiliser « pour éviter une crise d’insécurité alimentaire au nord du Sénégal ». Ces organisations prédisent, dans les mois à venir, une situation très difficile, en raison de la faible pluviométrie enregistrée dans la zone. 

« Une longue période de soudure est à prévoir : l’absence de pâturage due à l’inexistence du tapis herbacé crée un manque de nourriture pour le bétail et la productivité des cultures des décrues est affectée par le manque d’eau. Cela engendre le bradage du bétail et une augmentation du prix des autres produits agricoles sur les marchés, ce qui a pour effet de diminuer l’accessibilité alimentaire et les revenus des exploitations familiales », note le CNCR. Qui souligne que « le démarrage hâtif de la transhumance noté depuis le début du mois d’octobre, risque d’être à l’origine de conflits dans les zones de repli autour de l’accès aux ressources si des mesures ne sont pas prises ». 

Ce faisant, l’organisme invite l’Etat à s’y prendre tôt, en déployant rapidement son dispositif de secours d’urgence, notamment l’opération de sauvegarde du bétail. Le CNCR préconise un appui à la production de cultures fourragères comme niébé, le riz et le maïs. En sus, ces acteurs demandent à l’Etat de suivre l’évolution de la production et de la disponibilité alimentaire, de manière à suivre l’évolution de la sécurité alimentaire des populations. Dans le même élan, ils sollicitent un appui des autorités étatiques aux communautés par la mise en place d’infrastructures qui permettra la conservation des produits. 

Le CNCR anticipe aussi certaines difficultés, en demandant aux producteurs et leurs fédérations de mieux s’organiser pour une bonne distribution de l’aide à venir. Mais surtout de prévoir des stratégies de résilience pour les prochaines années. Dans ce sens, le stockage d’aliments de bétail et le troc entre producteurs et productrices de différentes filières sont des pratiques à pérenniser, selon le CNCR. Qui demande aux communautés des comités locaux de lutte contre les feux de brousse, la confection des pare-feu et l’utilisation rationnelle des tapis herbacés. 

Ce faisant, le CNCR réaffirme son engagement à accompagner les exploitations familiales et invite les différentes parties prenantes à agir, dès maintenant, pour éviter une situation difficile. 



Enquête
 
 


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