Premières tensions entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe


Rédigé le Vendredi 19 Mai 2017 à 12:31 | Lu 127 fois | 0 commentaire(s)



Premières tensions entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe
Le président pensait pouvoir imposer à son Premier ministre, Édouard Philippe, un choix stratégique : son directeur de cabinet. Mais il a résisté. 

Un président « jupitérien », disait-il. Emmanuel Macron s'intéresse toutefois aux détails jusqu'à imaginer, lundi matin, pouvoir imposer à Édouard Philippe un directeur de cabinet de son choix. Pour le député-maire du Havre, qui prend tous les risques en quittant sa famille politique Les Républicains, il n'en est absolument pas question. Et, à l'issue d'un premier bras de fer avec le président, il parvient – et c'est la moindre des choses – à imposer son ancien camarade de promo de l'ENA Benoît Ribadeau-Dumas.

Emmanuel Macron avait un nom en tête : Nicolas Revel, l'actuel directeur de la Cnam, qui fut son condisciple à l'Élysée au début du quinquennat Hollande. Tous deux exerçaient la fonction de secrétaire général adjoint, à Macron l'économie, à Revel le social. Deux hommes complices. Auparavant, Nicolas Revel avait servi Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. 

Le président Macron pensait pouvoir ainsi contrôler son Premier ministre en plaçant auprès de lui un homme dont il est proche. Pour la passation des pouvoirs, Macron n'avait pas manqué d'inviter son ancien collègue, dimanche, à l'Élysée. Au moment où les collaborateurs du président sortant doivent quitter la salle des fêtes, comme le veut le protocole, Nicolas Revel, lui, reste à l'intérieur, signe qu'il pense faire partie de la nouvelle équipe... La scène est racontée par Vincent Feltesse, le conseiller aux élus de François Hollande, sur son blog.

Cinq ministères

Édouard Philippe a tenu bon. Lundi matin, tant que sa nomination n'est pas officielle, il est encore en position de force par rapport à un président lancé dans une vaste opération de triangulation vis-à-vis de la droite. Partant à la pêche aux soutiens LR, Macron (...)
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