«Nous ne sommes pas d’accord sur un régime parlementaire et la démission du président comme chef de parti»


Rédigé le Lundi 24 Juin 2013 à 19:05 | Lu 18 fois | 0 commentaire(s)


Le député Abdou Mbow a apporté des précisions sur la réforme des institutions. Pour lui, il n’est pas question d’accepter un régime parlementaire, tout comme le fait que Macky Sall ne soit plus président de l’Apr. Des éclairages apportés hier, lors de la célébration de l’an2 de la manifestation du 23 juin 2011 par la Convention des Jeunesses Républicaines (Cojer).


«Nous ne sommes pas d’accord sur un régime parlementaire et la démission du président comme chef de parti»
Le parti au pouvoir n’est pas du tout prêt à accepter toutes les conclusions de la Commission Nationale de la Réforme des Institutions. Selon le député et président de la Convention des Jeunesses Républicaines, Abdou Mbow, il est hors de question d’accepter un régime parlementaire et la démission du président comme chef de parti. «L’Apr a été claire depuis le début : nous ne sommes pas d’accord sur le régime parlementaire et la démission du président de la République comme chef de parti, parce qu’il n’est pas tombé du ciel pour être Président. Il a été chef de parti, avec des femmes et des jeunes, pour arriver au pouvoir avec l’apport des forces vives de la nation», a d’emblée précisé Abdou Mbow hier, lors de la célébration du deuxième anniversaire de la manifestation du 23 juin 2011. Avant de renchérir : «Nous serons intraitables sur ça. Il a crée son parti il y a seulement quatre ans. Ce n’est même pas normal qu’il démissionne aujourd’hui». 
Sur cette lancée, il a suggéré à la commission dirigée par Amadou Mactar Mbow de ne pas devenir les Assises bis. D’ailleurs, sur ces Assises, le député a rappelé que Macky Sall les avait signées avec des réserves, notamment en ce qui concerne le régime parlementaire et la démission du président de la République de la tête de son parti. Ce qui a fait dire au ministre d’Etat Mbaye Ndiaye que Macky Sall est totalement à l’aise sur ces points, parce qu’il s’agit, estime l’ancien ministre de l’Intérieur, de faire preuve d’éthique et de respect de la parole donnée.
Sur le rôle de la Commission Nationale de Réforme des Institutions, le patron des jeunes républicains considère que sa tâche s’arrête seulement à la réflexion. «Ils n’ont qu’à se limiter à la réflexion et donner les conclusions au Président, mais ce n’est pas à eux de faire des consultations citoyennes. La personne qui doit appliquer ce qui conviendrait, c’est le président de la République qui détient la légitimé populaire. C’est à lui de voir si c’est par voie référendaire ou par voie parlementaire qu’on doit voter les institutions de ce pays», a laissé entendre Mbow.
L'AS



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