Vipeoples.net  | Site d'actualité sénégalaise des VIP

MANDAT DE NIASSE, MARCHES GRE A GRE, MACKY 2012… Macky Sall remet les pendules à l’heure


Rédigé le Lundi 5 Août 2013 à 10:27 | Lu 21 fois | 0 commentaire(s)


Le chef de l’Etat a convié les journalistes, ce samedi, à la salle des banquets de la Présidence de la République, à un copieux «ndogou». Une occasion saisie par Macky Sall pour aborder différents sujets ayant trait à l’actualité nationale. Et tout y est passé : la durée du mandat de Moustapha Niasse, l’économie du pays, les marchés gré à gré, les sorties de la coalition Macky 2012, le probable remaniement… Bref, le président Macky Sall n’a pas mis de gants pour asséner ses quatre (4) vérités. Certainement, afin que nul n’en ignore !


MANDAT DE NIASSE, MARCHES GRE A GRE, MACKY 2012… Macky Sall remet les pendules à l’heure
«Mon bilan est très positif» 

«Lorsque j’ai été porté à la tête du pays, tout était prioritaire, avec la flambée des prix des denrées de première nécessité, le chômage, le monde rural, l’absence de prise en charge convenable des intrants agricoles, l’organisation des secours dans les zones inondées... Et il fallait y apporter une solution d’urgence. C’est ainsi que mon gouvernement s'est attelé à l'élaboration de contrats de performance pour de meilleurs résultats. Nous pouvons citer comme réalisation, en 15 mois de règne, plus de 1080 milliards de conventions signés avec les partenaires financiers et au développement, la baisse de l’impôt sur les salaires, avec un renoncement de l’Etat à hauteur de 29 milliards F Cfa, la diminution des prix de certaines denrées de base accompagnée d’une véritable politique de contrôle des prix. Des efforts ont aussi été faits envers le monde rural. Rien que pour l’année 2013, nous allons injecter plus 42 milliards dans l’équipement rural. Nous avons réduit sensiblement la dette intérieure et il y a eu une nette amélioration dans la fourniture en énergie. Dans ce domaine précis, nous avons privilégié une solution structurelle, pour mettre fin aux délestages, qui ne seront plus qu’un vieux souvenir. D’ici 2016, la Senelec aura une capacité de production de 508 MW. A cela s’ajoute la réforme sur la gouvernance caractérisée par la culture de l’évaluation et le devoir de rendre compte. D’où les lois portant sur la déclaration de patrimoine et la création de l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) destinées aux tenants du nouveau pouvoir». 

«L’argent coule à flots» 

«Il n’y a jamais eu autant de liquidités au Sénégal depuis que nous sommes au pouvoir. L’argent coule à flots. Tous les clignotants sont au vert. Le Sénégal est sur la bonne rampe. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le Président des Etats Unis, Barack Obama, a choisi de visiter le Sénégal. Les américains ont un code de lecture dans chaque pays. Le Sénégal a été bien apprécié et bien noté. Le slogan «dëk bi dafa Macky» est un effet de mode. Il y a une sorte de crime financier collectif organisé au détriment des populations. Je sais aussi qu’il y a des groupes qui cherchent à faire peur aux Sénégalais, en utilisant la presse pour faire passer leurs messages. Mais, cela ne me découragera pas dans la traque aux biens mal acquis. Certains ont beau dire que «dëk bi dafa Macky», mais cela ne cadre pas avec la réalité. Rien ne freinera mes ardeurs dans la lutte contre l’enrichissement illicite. Je vais traquer l’argent sale, sans état d’âme car, ne profitant pas au développement économique du pays. Toutefois, je demeure convaincu que le pays profond ne dit pas cela. Qu’on ne fasse pas des critiques de l’opposition ou d’une quelconque personne l’état de l’opinion. Il y a des experts spécialisés dans le domaine de l’échantillonnage. Nous savons ce que pense le pays. Et la réalité est différente de ce que dit la revue de presse quotidienne. Nul ne connait mieux que moi le Sénégal des profondeurs. Au moment où les candidats se débattaient dans la capitale, lors de la dernière présidentielle, moi j’ai préféré me rendre à l’intérieur du pays. L’opinion dakaroise n’est pas celle du pays». 

«C’est faux de dire que j’encourage le gré à gré» 

«Je suis très affecté par les contrevérités que publie la presse, disant que j’encourage les marchés gré à gré. C’est complètement faux. Aujourd’hui, la reddition des comptes est devenue un principe sacro-saint de la bonne gouvernance. Par conséquent, nous devons raccourcir les très longues procédures de passation des marchés publics qui sont, en partie, imputables aux délais réglementaires retenus. Il arrive de passer six mois en procédure de passation d’un marché qui doit être exécuté durant l’année. Nous devons accélérer la cadence car, j’ai réduit mon mandat de cinq à sept ans. Les longues procédures ne doivent être des obstacles à nos objectifs de développement. Seulement, il se trouve que la situation du pays exige plus de promptitude dans l’exécution des marchés pour répondre au plus vite aux besoins des populations qui s’impatientent. Si j’ai mis en place l’Ofnac pour contrôler les dérives et élargi la déclaration de patrimoine à tous ceux qui gèrent un budget de plus de 500 millions, c’est pour imposer la vertu et l’éthique dans la gestion des deniers publics».

«Macky 2012 ne respecte pas mes alliés» 

«La coalition Macky 2012 ne respecte pas mes alliés. En réclamant la retraite anticipée à Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Ousmane Tanor Dieng et autres, ils me desservent. Je me désolidarise de cette déclaration. Ce n’est ni respectueux, ni élégant de demander à des alliés de renoncer à la volonté de briguer le suffrage des Sénégalais. Leur attitude frise la maladresse voire le sabotage. Ils doivent comprendre que les sénégalais ont sanctionné l’arrogance, le 25 mars. Ce n’est pas ma position, encore moins ma méthode de travail. Je mettrais fin très bientôt à cette récréation. Que personne ne dise que le Président m’a déçu. Ce n’est pas acceptable que certaines positions soient prises à l’encontre de nos alliés à qui l’on doit du respect. Ce n’est pas de cette façon qu’ils vont m’aider à diriger ce pays. Et je prendrai les décisions qui s’imposent pour mettre fin à cette situation. A bon entendeur, salut!» 

«Il n’y aura pas de remaniement» 

«J’exhorte mes ministres à travailler, sans se soucier de ce je vais faire de l'attelage gouvernemental, un jour ou un autre. Si je dois changer un ministre, parce que le travail souhaité n’a pas été réalisé, je le ferais, en conservant évidemment mes relations avec cette personne, qu’elle soit de mon parti ou non. Rien ne peut me retenir, si je dois changer un ministre. Par conséquent, j’invite la presse à éviter de voir à tout bout de champ un remaniement ministériel. Chaque fois que je juge nécessaire de remanier le gouvernement, je le ferai sans état d'âme, si l'intérêt du Sénégal le recommande. Pour le moment, je ne suis pas dans cette dynamique et je demande à mes ministres de mettre la main à la pâte pour que notre cher pays se développe». 

«Moustapha Niasse n’est pas menacé» 

«Le mandat de Moustapha Niasse n’est pas menacé. Entre lui et moi, il y a une confiance absolue. Il ne faut pas que les gens s’arc-boutent sur le quinquennat du mandat du président de l’Assemblée nationale. Cela peut aboutir à une crise institutionnelle sans précédent dans l’histoire politique du Sénégal. La marque de fabrique de notre pays, c’est la stabilité de ses institutions. Une stabilité que nous envie le monde entier. Nous attendons le rapport de la Commission chargée de la réforme des institutions pour savoir la conduite à tenir». 

«Me Nafissatou Diop est membre de l’Apr» 

«Il n’est pas question de débauchage avec Me Nafissatou Diop, mais c’est une nécessité de travailler avec toutes les compétences qui désirent participer à l’avancement du pays. C’est une femme respectueuse, notaire reconnue dans ce pays, qui a décidé de venir travailler à mes côtés. Je ne l’ai pas démarchée, c’est elle-même qui est venue me voir pour me dire qu’elle souhaitait travailler à mes côtés. Ce qui a d’ailleurs recoupé ma volonté. Et c’est l’occasion de demander à mon entourage de faire preuve d’esprit d’ouverture pour l’accueillir dans l’Alliance pour la République dont elle est, désormais, membre à part entière». 

«Débusquer à tout prix les trafiquants de drogue» 

«J'ai instruit la Direction générale des douanes à redoubler de vigilance pour lutter contre le trafic de drogue sur le corridor Dakar-Bamako. Nous allons doter la Douane de moyens conséquents pour lui permettre de débusquer les trafiquants qui ne font que détruire le tissu économique et social de notre pays. Les conséquences de la drogue sont catastrophiques pour un pays. Et c’est un combat global que nous devons tous engager et gagner». 

Mouhamadou BA 


Nouveau commentaire :

Les messages jugés choquants seront de suite supprimés


Publicité



Facebook