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Lutte féminine à Demba Diop: Arrêtez ce cirque !


Rédigé le Lundi 29 Avril 2013 à 09:00 | Lu 433 fois | 0 commentaire(s)


La première journée de WWR, riche en sons et lumières, couronnant l’entrée de Gouy-gui, vainqueur sur Ness, le 4 avril 2013, dans le cercle des Grands de l’arène, a été entachée d’une incursion dégradante de lutteuses dans le milieu très brutal de la lutte sénégalaise.


Lutte féminine à Demba Diop: Arrêtez ce cirque !
Promouvoir la lutte féminine est une chose, en proposer un tableau dégradant et révulsant en est une autre. Le 4 avril, le Sénégal a découvert avec stupeur toute la laideur et la répugnance de la lutte féminine au cœur de l’arène. Sous les projecteurs de la 2stv et sous le label de World Wrestling Roots (WWR), le promoteur et directeur général de la deuxième chaîne sénégalaise, El Hadj Ndiaye, a présenté une entrée indigeste au public et amateurs de la lutte. Sa grande innovation, introduisant les femmes dans l’arène, se révèle sans saveur. Ni goût pour le grand public. L’ère des lutteuses dans l’arène est à bannir. La fête de l’indépendance prend une allure de rétrogradation pour la femme. Réduite en objet de divertissement ! Les tenues sont normées chez les lutteurs, interdits de cuissards, le seul port exigé est le « nguimb » (ndlr : cache sexe). Chez les filles, si la combinaison est de mise en lutte olympique, cette nouvelle race de lutte fonctionne au feeling. Chacun cherche son salut vestimentaire. En blouson trois quarts ou en fuseau, la bande à B52 peine à trouver le bon choix. Au torse nu des hommes, les filles s’éloignent du nudisme, mais leur tentative de se couvrir la poitrine est vaine, la peau se dévoile et laisse entrevoir le bout de soutien-gorge, arme de pressing sur l’adversaire. A force de tirer sur le dessous, l’adversaire baisse sa garde sous la contrainte de la douleur. N’est-ce pas Pape Dieng, le chroniqueur de la 2stv choqué par ce procédé : « qu’elle arrête de tirer le tee-shirt, elle tient le soutien gorge ! ». Hormis ce look hors du commun, les filles font une prestation des plus fades, sans saveur aucune. Forman, bourreau de Amoul Seral, est l’unique vainqueur de cette première des lutteuses. B52 et Adam Kadam ont fait match nul. Seulement, cette forme de lutte devrait être éradiquée de l’espace de Demba Diop. Ce serait répondre à la demande de nombre amateurs de lutte déjà trop agacés par cette mauvaise idée. Le peuple de l’arène n’est pas séduit. En lieu et place d’une nouvelle demande, les amateurs vomissent l’entrée calamiteuse. Ces lutteuses n’enthousiasment ni amateurs encore moins les téléspectateurs, qui se détournent de dégoût de cette mascarade. Cette forme de lutte féminine vise à folkloriser le sport olympique. Pis, elle dégrade l’image de la femme, « chosifiée » et « objetisée » à dessin. Dans la bande annonce, on prétend lutter contre les violences faites aux femmes ; mais à la fin, l’une d’elle use de violence verbale contre les hommes, « voyez comme je suis, (elle montre ses muscles), l’homme qui se frotte à moi, je le frappe parce que j’ai de la force », menace l’une d’elle. La pilule de la mascarade ne passe pas. Et ces autres qui réclament les innovatrices, n’en valent pas plus, mais la 2stv et WWR sont convaincus d’y trouver de quoi distraire ces téléspectateurs. Après l’exhibition, les réactions fusent. « Je suis contre. C’est dégradant », soutiennent en chœur des amateurs du sport national. D’autres ont simplement pris l’option d’huer les malheureux produits de la 2stv en quête de sensationnel. Le Cng a le devoir d’arrêter ce cirque. Maintenant si la 2Stv veut vraiment promouvoir la lutte olympique, WWR n’a qu’à investir le créneau de la lutte olympique, vecteur de satisfactions, pourvoyeur de médailles et d’honneurs au Sénégal. La figure de proue, Isabelle Sambou, procure joie et honneur sur les tatamis du continent et du monde. Championne du monde de beach-wrestling au Brésil, meilleure performeuse sénégalaise aux derniers Jeux Olympiques de Londres 2012, avec son rang de cinquième olympique et meilleure sportive sénégalaise 2012. Issue de la zone Sud, pratiqué chez les Diolas et Sérères, qui, après le travail des champs s’adonnent à ces activité lucratives, la lutte féminine -placée dans le cadre restreint de la distraction- a toujours fait bon ménage avec la culture sénégalaise. L’entrée malheureuse des B52 et compagnie ne font que dénaturer cet esprit et présenter au public du monde entier une image point valorisante de la femme. Alors, arrêtez très vite ce cinéma ou offrez au public de la vraie lutte féminine, loin de cet exposé dégradant de muscles.




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