Le business de la cigarette électronique fait un tabac


Rédigé le Lundi 25 Mars 2013 à 05:44 | Lu 175 fois | 0 commentaire(s)


Moins dangereuse, équivalente ou même plus nocive que la cigarette classique, peu importe. Les ventes de sa version électronique explosent depuis plusieurs années, profitant d'un flou sur les effets qu'elle pourrait provoquer sur la santé. Devenu un produit difficile à occulter, c'est dans ce sens que la ministre de la Santé Marisol Touraine a demandé une enquête afin de pouvoir mieux l'évaluer.




Le business de la cigarette électronique fait un tabac
Ses avantages avérés ? Rien ne l'interdit -pour l'instant- dans les lieux publics, mais surtout son prix. Un fumeur électronique peut réduire sa facture par quatre, ce qui n'est pas négligeable. Surtout si l'on considère la nouvelle hausse des tarifs du tabac attendue au mois de juin... Le paquet de Marlboro, le plus vendu en France, est actuellement proposé à 6,60 euros

Différentes formes sont disponibles sur le marché. De la jetable à une dizaine d'euros (qui contient en réalité la dose de 40 cigarettes classiques) jusqu'à des coffrets grand luxe rechargeables pour 100 euros, il y a le choix... mais aussi les saveurs. Vous pouvez parfumer votre cigarette avec de la myrtille "comme une ballade dans les bois", du chocolat "garanti sans calories", de la cacahuète, du cola-caramel, thé vert mais aussi des "Mille et une nuits"...

    500 millions de chiffre d'affaires en Europe

Selon les fabricants, il y aurait environ un demi-million d'utilisateurs en France. Et de nombreuses boutiques dédiées fleurissent dans l'Hexagone. L'enseigne Clopinette a déjà ouvert 20 magasins (dont 8 à Paris), et prévoit d'en inaugurer 10 nouvelles, selon Challenges. Preuve du succès de l'entreprise, un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros a été dégagé en 2012. Il devrait quadrupler en 2013. Selon l’OMS, le chiffre d’affaires de la cigarette électronique atteignaient en Europe 500 millions d’euros en 2011.

Philip Morris, le plus grand fabricant de cigarettes de tabac aux États-Unis, ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Une cigarette Marlboro "sans combustion" sera lancée en 2016, indiquait dernièrement la revu spécialisée NACS. La BAT (British American Tobacco) a monté Nicoventures en 2011, une division commerciale dédiée aux méthodes de fumer dites alternatives. Le directeur scientifique de la compagnie, David O’Reilly, a également annoncé que des inhalateurs de nicotine seront lancés dans les prochaines années.

Face aux dangers que la cigarette classique provoque sur la santé, la demande de méthodes plus saines de fumer ne cesse de croître, selon le Financial Times. Un représentant d'Imperial Tobacco notait d'ailleurs qu’il y a quelques années encore personne ne parlait de la cigarette électronique, alors qu’aujourd’hui on assiste à une prolifération de sociétés spécialisées.