L'arbitre qui a expulsé Zidane en finale de Coupe du monde admet « n'avoir rien vu »


Rédigé le Lundi 2 Décembre 2013 à 16:30 | Lu 179 fois | 0 commentaire(s)


Sept ans après les faits, le coup de boule le plus célèbre de l'hstoire du football continue d'agiter la sphère médiatico-sportive. Tous les acteurs de cette tragédie grecque avaient livré leur version des faits, sauf un : l'arbitre qui a expulsé Zinedine Zidane en finale de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Dans une interview accordée au magazine de football britannique Blizzard, l'Argentin Horacio Elizondo explique qu'il n'a rien vu, et que ses assistants au bord de la touche non plus.
Après le coup de sifflet final, Raymond Domenech avait ironisé sur l'intrusion de l'arbitrage vidéo, pour la première fois de l'histoire du football, convaincu que le quatrième arbitre avait orienté la décision avec son écran de contrôle. « Tout s'est passé dans l'oreillette. Quand Materazzi est tombé au sol, le ballon était en jeu à l'autre bout du terrain et j'étais bien évidemment concentré sur ça », dit M. Elizondo, qui confirme que c'est bien lui qui l'a guidé vers l'expulsion et lui raconte la scène dans les écouteurs : « Horacio, Horacio, je l'ai vu, un coup de tête très violent de Zidane sur Materazzi, droit sur la poitrine. »

L'arbitre ne peut expulser un joueur sans avoir vu la faute. Il décide donc de « feinter » : « Je vais alors voir Dario [un des arbitres de touche] en sachant qu'il ne savait rien ! Pourquoi ? Si vous allez voir l'assistant, tout le monde comprend que c'est parce qu'il va vous dire quelque chose. Je vais donc voir Dario et lui dis juste “concentré !”. Je me retourne, m'approche de Zidane et sors le carton rouge. [...] C'était une sorte de feinte. »

L'histoire ne dit pas (encore) si ledit quatrième arbitre a eu recours à la vidéo pour alerter Horacio Elizondo. Dans un suspense particulièrement soigné, le rédacteur en chef de Blizzard donne rendez-vous à ses lecteurs le 2 décembre prochain pour lire l'intégralité de l'interview. Le monde saura alors si arbitrage vidéo il y a eu.


lemonde.fr






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