Jean Wilson Dacosta, mannequin : «Je frapperai volontiers à la porte de Coumba Gawlo»


Rédigé le Dimanche 14 Avril 2013 à 00:06 | Lu 330 fois | 0 commentaire(s)


Mouhamadou Bamba Saliou Dacosta alias Jean Wilson (Ndlr : il s’est converti à L’Islam en 2005), est un mannequin professionnel depuis ses 17ans, promoteur de mode, manager et concepteur de projets événementiels. Will (comme l’appellent ses proches) pilote une structure de communication et une école de mannequinat. Last but not least, il préside également aux destinées de l’Association des mannequins professionnels du Sénégal (AMPS). De sa réputation d’homme à femmes, en passant par l’homosexualité et la prostitution dans le mannequinat, Will parle en toute franchise.


Jean Wilson Dacosta, mannequin : «Je frapperai volontiers à la porte de Coumba Gawlo»
Will, en tant que président de l’AMPS, que pensez-vous du mannequinat au Sénégal ?

Je pense que la nouvelle génération de  mannequins est sur la bonne voie. Mais il faut impérativement qu’ils se fassent respecter ; nous devons ensemble mettre en œuvre un nouveau barème, car les cachets sont honteux et nous méritons mieux. Il faut aussi que l’Etat s’implique et organise la profession. Jusqu’ici l’Etat n’a rien fait dans ce sens. Pourtant, acteurs de la culture, nous sommes les « Lions de la beauté » et valons au moins autant que les Lions du foot. Nous avons remporté énormément de trophées internationaux. Vous savez, le mannequinat peut générer énormément d’emplois, à condition qu’il soit structuré.

 -A combien s’élève le cachet pour un défilé ?

Il varie de 100 à 300.000 francs

-Les mannequins-hommes sont souvent traités d’homosexuels au Sénégal. Qu’est-ce que cela vous fait ?

Nous avons un métier noble et passionnant, mais certains homosexuels se cachent derrière le mannequinat. C’est la même chose pour certaines filles qui se disent mannequins  pour mieux se prostituer. C’est pourquoi les mannequins sont souvent insultés. Il faut le dénoncer et assainir le mannequinat. C’est important, car nous devons donner l’exemple aux jeunes qui veulent devenir mannequin professionnel.

-Et les gigolos ? C’est un secret de polichinelle,  certains mannequins-hommes vendent des services sexuels à des femmes beaucoup plus âgées qu’eux contre de l’argent, des biens matériels, etc.
 

Vous savez, quand on est beau, attirant et qu’on est plus ou moins connu, les personnes qui ne jouissent pas de ces avantages ont tendance à devenir jalouses et bavardes. On n’a jamais entendu un mannequin - homme dire du mal de qui que ce soit, alors que les gens s’en remettent à Dieu. «Gnakk mandou dina khagn niit aldiana».

-En tout cas, toi, au moment où on te prêtait une relation avec Viviane, tu apparaissais dans son clip, et avoue que ça a été le début de l’instabilité de son couple. On nous dit aussi que c’est Coumba Gawlo qui paie ton appartement sans oublier une photo de Maty 3pommes et toi qui a beaucoup fait jazzer. Il n’y a pas de fumée sans feu Will, que se passe-t-il avec les femmes ?

Je n’ai pas vu ces femmes plus de 5 fois chacune et les relations que j’ai eues avec elles, ont strictement été professionnelles. Même si j’avoue que l’une d’entre elles aurait facilement conquis mon cœur,  car j’aime les femmes ambitieuses et entreprenantes. 

-Quand tu dis «une d’elles» tu fais allusion à qui ?

Je frapperai volontiers à la porte de Coumba Gawlo. Je ne sais pas ce que Serigne Touba me réserve dans ma vie amoureuse, mais je pense que Coumba ferait une bonne femme et j’avoue avoir le béguin pour elle.

-Qu’attends-tu alors ?

Je te tiendrai au courant (rires)

-Dans une émission Tv, tu as fustigé le comportement de certains stylistes dont Adama Paris. Mais depuis lors, tu n’es plus aussi présent sur les podiums qu’avant et certains font le rapprochement. Regrettes-tu cette sortie ?

(Rires). Je n’ai pas de mauvaises relations avec Adama Paris. J’avais appelé les acteurs de la mode à respecter les anciens qui nous ont tracé la route et montré le chemin. Si elle s’est sentie frustrée, j’en suis désolé mais c’est la vérité. Adama est une battante qui n’a plus rien à prouver au plan national et international. Je me souviens d’ailleurs avoir défilé pour elle après l’émission en question. Et lors de notre dernière rencontre à Africa7, elle m’a dit qu’elle aimait beaucoup ce que je fais. Je lui ai aussi témoigné mon respect et salué le travail colossal qu’elle fournit pour le développement de la mode sénégalaise.

-     Sur un autre plan, as-tu des ambitions politiques ?

Je vais à la conquête de la commune Baobab-Mermoz-Sacré-Cœur. Aucune personne ne connait mieux la commune et les préoccupations de ses habitants que moi. Je veux révolutionner la commune, tout ce qui m’intéresse, c’est de servir mon pays. Je remercie toutes les personnes qui m’accompagnent et me soutiennent.

Réalisé par Fatou Kiné Kandji (Stagiaire)


 





Publicité



Facebook