JAMMEH censure le droit à la liberté d'expression sur Internet !


Rédigé le Samedi 13 Juillet 2013 à 17:24 | Lu 153 fois | 0 commentaire(s)


L'organisation Article 19 condamne fermement l'adoption de la nouvelle loi consistant à restreindre «le droit à la liberté d'expression sur Internet et qui criminalise l'expression en ligne», en Gambie. Elle l'a fait savoir hier, vendredi 12 juillet, dans un communiqué dont nous avons reçu copie.


JAMMEH censure le droit à la liberté d'expression sur Internet !
C'est le 5 juillet 2013 que l'Assemblée nationale de la Gambie a adopté une nouvelle loi sur l'Information et la Communication, créant de nouvelles infractions par rapport à l'expression en ligne passibles d'une peine de quinze ans de prison et / ou d'amende de trois millions de Dalasis (environ 63 250 Euros). Une loi qui a soulevé l'ire de «Article 19».  L'organisation est montée au créneau pour dénoncer ce qu'elle qualifie de restriction à la liberté d'expression.


Dans un communiqué rendu public hier, vendredi, Article 19 souligne que «la loi récemment adoptée est la dernière tentative des autorités gambiennes d'étouffer la dissidence dans le pays dont certaines lois déjà en vigueur sont parmi les plus draconiennes par rapport à la liberté d'expression en Afrique».


ARICLE 19 considère que cette loi est une violation flagrante «du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP), deux conventions dont la Gambie est Partie».
Pour cette organisation internationale de droits humains, cette loi criminalise entre autres quiconque « diffuse de fausses nouvelles» sur le gouvernement ou les fonctionnaires et caricature ou fait des déclarations désobligeantes contre les fonctionnaires».
Avançant que la nouvelle loi est une tentative flagrante de sévir contre le seul espace qui reste aux Gambiens de s'exprimer librement, cette organisation qui œuvre pour la promotion, la protection et la défense de la liberté d'expression a fait savoir «la loi s'inscrit dans la campagne d'intimidation et de harcèlement des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats et des détracteurs du gouvernement».
Selon Article 19, « la justification donnée par le gouvernement à l'amendement -  à savoir protéger le pays du chaos et de l'instabilité - est une pure diversion pour dissimuler encore plus de violations de la liberté d'expression en Gambie».


Outre cette nouvelle loi sur la liberté d'expression, ARTICLE 19 toujours dans le communiqué a constaté après analyse que «plusieurs dispositions du Code pénal gambien  sont en violation des normes internationales sur la liberté d'expression».
Par conséquent, ARTICLE 19 invite «les Rapporteurs Spéciaux de l'ONU et de la Commission Africaine des droits de l'Homme et des peuples sur la liberté d'expression à exhorter le gouvernement gambien à abroger cette loi et toutes les autres lois qui restreignent indûment l'expression dans le pays».
 




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