Hapsatou Sy, une Oprah Winfrey en devenir


Rédigé le Samedi 13 Avril 2013 à 21:38 | Lu 425 fois | 0 commentaire(s)


Chef d'entreprise énergique, la Franco-Sénégalaise Hapsatou Sy est à la tête d'une vingtaine de salons de beauté et pourrait devenir une vraie star du petit écran. Rencontre.


Hapsatou Sy, une Oprah Winfrey en devenir
Hest une self-made-woman pugnace, au mental d'acier, qui sait ce qu'elle veut et où elle va. C’est du moins les seuls traits de caractère que la jeune femme noire de 31 ans veut laisser transparaître. La silhouette fine et élancée, ce chef d’entreprise au maquillage soigné, a plutôt l’air d’un top model. Cascade de cheveux longs noirs et bouclés, veste en cuir et pantalon noirs superbement coupés, la jeune femme, perchée sur des talons vertigineux, reçoit dans l'un de ses salons de beauté situé sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le VIIIe arrondissement de Paris.
C'est un énorme espace classieux —piano droit dans un coin, bibliothèque dans un autre— où les employés chuchotent, forcent le sourire et se tiennent à carreau, surtout quand la maîtresse des lieux fait son apparition.
Son allure, souveraine, et sa démarche un brin chaloupée, s'accordent avec le décor au design épuré. Sa poigne semble instaurer, d’emblée, le début d'un duel dont vous sortirez vaincu.
Mais, la jeune femme, comme pour ne pas s'appesantir sur ce côté autoritaire vite perceptible, sourit et se lance, sans ciller, dans le récit de son parcours et de ses ambitions.
«Je suis une femme active et épanouie, chef d'entreprise dans le domaine de la beauté depuis sept ans, une impatiente finie, habitée par de nombreux grains de folie, se décrit-elle, avec un léger sourire. Je me considère comme Française, Sénégalaise et Mauritanienne, insiste-t-elle de sa voix un brin éraillée. Je n'aime pas dire "je suis originaire de..."»
Hapsatou Sy a grandi à Chaville (dans la banlieue ouest de Paris) dans une famille de huit enfants.
«J’ai énormément de respect pour mes parents qui m’ont donné la chance de grandir en France et d’avoir accès à l’école publique. Tout ce que j'ai entrepris, je le dois à leur parcours. C'est aussi pour cela que j’ai la rage de réussir. Je n'ai pas encore atteint tous mes objectifs.»
Elle n'en dit pas plus sur ses proches, préférant s'épancher sur le terrain du business.