Gambie : 15 ans de prison et 3 millions d’amende pour tout internaute ou journaliste diffuseurs de fausses nouvelles sur le net


Rédigé le Samedi 24 Août 2013 à 01:51 | Lu 369 fois | 2 commentaire(s)


Le chargé du Programme sécurité et protection à l’ONG Article 19, Aliou Niane, a exprimé, vendredi à Dakar, son inquiétude face à l’adoption, en juillet dernier par la Gambie, d’une nouvelle loi qui prévoit jusqu’à quinze ans d’emprisonnement ou une amende de 3 millions pour « la diffusion de fausses nouvelles » à l’encontre du gouvernement ou de ses fonctionnaires.


Gambie : 15 ans de prison et 3 millions d’amende pour tout internaute ou journaliste diffuseurs de fausses nouvelles sur le net

‘’La loi votée en juillet pour dire que tout internaute, journaliste, bloggeur qui met de fausses nouvelles sur le net est passible d’un emprisonnement de 15 ans et d’une amende de trois millions est inquiétante et préoccupante’’, a-t-il dit.
 

M. Niane s’exprimait en marge d’une table ronde pour commémorer l’exécution de 9 prisonniers de différentes nationalités en Gambie, l’année dernière. La rencontre était organisée par son ONG, en partenariat avec d’autres organisations engagées dans la défense des droits humains.


Selon lui, la situation des journalistes en Gambie est ‘’désastreuse et catastrophique car ils sont soumis à des harcèlements graves’’. ‘’Ils sont attaqués et menacés de manière régulière et trainés en justice pour des procès sans fondement’’, a-t-il ajouté.


‘’D’autres sont actuellement en prison pour avoir osé écrire des articles critiques contre le gouvernement et c’est cette situation qui fait fuir en masse les journalistes gambiens. Et au Sénégal, nous avons beaucoup de journalistes venant de ce pays’’, a-t-il dit.


De son côté, le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), Aboubacry Mbodj, a indiqué que le régime veut instaurer  »le mutisme total en initiant cette loi qui confisque la liberté d’expression ».


Selon lui, cette situation est ‘inexplicable dans le contexte actuel où nous vivons, puisque tous les peuples aspirent à la démocratie, au respect des droits humains conformément au droit international ».


Il a invité les journalistes africains à soutenir leurs confrères gambiens.’’Déjà des voix venant du Mali, du Burkina Faso et d’autres pays africains s’élèvent sur la question et nous espérons recevoir des soutiens au-delà du continent’’, a-t-il indiqué.

avec APS



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