Etats-Unis : La Maison Blanche juge utile la tournée d'Obama en Afrique


Rédigé le Samedi 15 Juin 2013 à 13:23 | Lu 49 fois | 0 commentaire(s)



Etats-Unis : La Maison Blanche juge utile la tournée d'Obama en Afrique
La Maison Blanche a défendu, hier, l'utilité de la tournée africaine que doit entreprendre le président Barack Obama à la fin du mois, mais a refusé de l'envisager sur l'angle du coût pour le contribuable, après des informations de presse publiées la veille.
Le Washington Post a affirmé, jeudi, que le voyage que doivent effectuer M. Obama et son épouse, Michelle, au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie fin juin et début juillet coûterait entre 60 et 100 millions de dollars, au moment où l'Etat fédéral subit une cure d'austérité.
Le conseiller adjoint de la sécurité nationale de M. Obama, Ben Rhodes, a refusé de confirmer ou de commenter ces informations tirées, selon le journal, d'un document confidentiel transmis par "une personne préoccupée du montant des ressources nécessaires pour ce voyage".
M. Rhodes a, en revanche, affirmé qu'il était "grand temps" pour M. Obama d'effectuer une tournée en Afrique subsaharienne. Depuis le début de son premier mandat, il y a cinq ans, il n'a visité qu'une seule fois le continent noir, au Ghana, en juillet 2009. "L'Afrique est une région extrêmement importante. Nous y avons des intérêts énormes. Certaines des économies qui croissent le plus vite sont situées en Afrique (...) Nous travaillons avec des pays africains sur des dossiers de sécurité cruciaux", a ajouté le conseiller. "Donc, pour les Etats-Unis, cela n'a pas de sens de dire que nous sommes un leader mondial, sauf sur ce continent (...). Il nous faut être présents en Afrique", a-t-il ajouté, en faisant valoir que la Chine, la Turquie et le Brésil y avaient développé leur présence ces dernières années.
"Les Etats-Unis cèderaient leur position prépondérante dans le monde si le président des Etats-Unis n'était pas sérieusement engagé en Afrique", a-t-il insisté, en assurant que l'absence, jusqu'ici, de voyage en Afrique de M. Obama, né aux Etats-Unis d'un père kényan, avait "beaucoup déçu" sur le continent.
M. Rhodes a toutefois refusé de s'étendre sur le coût de ce voyage, alors que le Washington Post a évoqué un budget gonflé par le déploiement de "centaines d'agents du Secret Service", la police d'élite protégeant M. Obama et sa famille, l'envoi par avion de 56 véhicules, dont 14 limousines, ainsi que de feuilles de verre blindé pour renforcer les fenêtres des hôtels où les Obama séjourneront. Le journal a aussi assuré que la présidence avait renoncé à un safari des Obama dans un parc national lors de l'escale tanzanienne de la tournée présidentielle.
"Ce n'est pas nous qui déterminons le coût de la sécurité du président", a dit M. Rhodes. "Le Secret Service prendra les mesures qu'il estime nécessaires pour protéger le président".
"Mais d'un point de vue de politique étrangère, des gens estiment qu'il était grand temps que ce voyage ait lieu", a-t-il expliqué. "Et franchement, le retour sur investissement sera excellent, parce que lorsqu'on se rend dans des régions comme l'Afrique, qui ne reçoivent pas beaucoup de visites présidentielles, les effets de la visite ont tendance à durer longtemps".
 
AFP




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