Economie: le pari réussi de la BNDE


Rédigé le Mercredi 13 Septembre 2017 à 14:04 | Lu 52 fois | 0 commentaire(s)


Entouré de ses principaux collaborateurs, Thierno Seydou Nourou Sy, directeur général de la Banque Nationale pour le Développement Economique (BNDE), a présenté à la presse spécialisée, mardi 12 septembre 2017, les réalisations de l’institution qu’il dirige.


Economie: le pari réussi de la BNDE
Lancée en 2014, celle qui propose de faire «la banque autrement,» est passée d’un total bilan de 30 milliards FCFA au démarrage à 87,5 milliards de FCFA à la fin 2016. En trois ans, le PNB de la banque a évolué de 101%, passant de 2,3 milliards de FCFA en 2014 à 4,6 milliards FCFA à fin 2016. Quant au résultat net, il s’est établi à 291 millions, en hausse de 229 millions FCFA comparé à 2015. 


La banque sise place Soweto a pulvérisé toutes les prévisions de son business plan 2013-2018 et a revu ses ambitions dans le cadre d’un nouveau business plan 2017-202, avec, souligne la direction, une nouvelle vision à l’horizon 2021. Sur les 9 premiers mois de l’année 2017, l’envergure de la banque atteint 118 milliards FCFA. «Au stade actuel de l’année, la BNDE a réalisé 80% de sa production en trois ans», détaille le directeur général. 

Autant, la BNDE était focalisée sur des crédits à court terme au départ, autant aujourd’hui, ses interventions portent de plus en plus sur le financement du développement. La Banque détenue majoritairement par l’Etat, alloue 53% de ses crédits à la PME, un segment qui représentait seulement 16% de l’encours du secteur bancaire sénégalais, en 2014. 

L’exposition au risque PME et au secteur agricole (lequel représente 25 à 30% de l’encours) , deux domaines où les acteurs bancaires classiques sont quasiment absents, n’a pas affecté les fondamentaux de la BNDE, à l’instar d’un ratio Cook de 45% contre 8 à 10% % pour la moyenne locale et d’un coefficient de liquidité de 104% contre une moyenne de 55%. . 

Au delà des soucis de rentabilité des fonds propres d’une banque privée, la BNDE se veut une banque de développement à la recherche d’un impact social maximal. Les interventions de la banque ont impacté 1 377 PME et contribué à la création de 4 600 emplois entre 2014 et 2016. 

Ses engagements dans le secteur rizicole (3,4 milliards de FCFA de crédit campagne pour l’achat du riz paddy au bénéfice des transformateurs) ou arachidier, avec un levier de 5 milliards de FCFA qui a permis à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS ) de mobiliser d’autres financements et d’augmenter sa collecte d’arachide de 30 000 à 100 000 tonnes, illustrent bien du rôle d’une institution de financement dédiée au financement de la politique économique de l’Etat. 

Fort de son bilan, la BNDE peut attirer plus de financements. Ainsi, après la ligne de crédit de 6,5 milliards de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), , la banque attend incessamment une ligne d’un montant équivalent de la Deutsche Bank, en faveur du secteur agricole. 

Cette situation reluisante ne doit pas faire oublier les enjeux d’une banque de développement régie par les lois d’une banque commerciale, lesquelles limitent les interventions d’une banque en faveur de l’un de ses actionnaires. 

Sur ce point, les dirigeants de la BNDE souhaitent un changement de la réglementation à ce niveau à l’instar du Brésil et de la Malaisie, deux pays où les banques de développement ne sont pas soumises à cette contrainte. L’autre contrainte reste la taille. En dépit de son évolution qui l’a fait passer à un total bilan d’environ 120 milliards de FCFA, dans la moyenne bancaire locale, la BNDE doit encore grandir pour prendre part aux grands projets stratégiques. 

Les voies de l’avenir passent peut-être par une collaboration plus accrue avec les autres institutions de développement que sont la Caisse des Dépôts et de Consignations (CDC), le Fonds souverain des investissements stratégiques (FONSIS) et, entre autres, le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip). Une concertation accrue entre la BNDE et ces différentes institutions, au delà de ce qui se fait actuellement, dotera l’Etat d’une sorte de bras financier capable de l’accompagner dans le financement des grands projets et de mobiliser plus de financements. 


Financial Afrik


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