EXCLUSIF: Affaire du zircon, comment Atépa a sauvé la République d’un pillage économique international


Rédigé le Lundi 23 Septembre 2013 à 14:35 | Lu 2322 fois | 0 commentaire(s)



EXCLUSIF: Affaire du zircon, comment Atépa a sauvé la République d’un pillage économique international
Le débat enfle autour du zircon de Diogo dans le département de Tiwaoune. Mais un proverbe, dit qu’un débat quand il est bien posé, il est à moitié résolu. Et c’est le cas dans ce dossier. Loin l’idée de défendre le diable, www.derniereminute.sn après investigation, peut affirmer que le débat a été mal posé et mal orienté. Le vrai débat est que, la société MDL avait fini de s’emparer « gracieusement » de nos terres, s’il n’y avait pas eu l’intervention intelligente et planifiée de l’architecte Pierre Goudiaby Atepa. Le mouvement Y’en a marre qui a fait une sortie pour demander l’arrestation de ce dernier qui serait cité dans une affaire de vente de zircon à hauteur de milliards, a été sans doute mal informé du pilotage de ce dossier qui allait être le scandale du siècle. Scandale qui a pour nom, pillage international de l’économie Sénégalaise. Et ce n’est pas Madické Niang, alors ministre de l’Industrie et des Mines qui dira le contraire, nous confie une source proche du dossier zircon.


En clair, avant son intervention, selon toujours nos sources, l’Etat avait cédé les terres de Diogo où il était prévu de construire la nouvelle ville par Abdoulaye Wade à 80 millions (soit 40 milliards de Francs CFA) en 50 ans contre 1 milliards de dollars (500 milliards de FCFA) qu’imposera et obtiendra l’architecte qui l’a d’ailleurs noté dans son livre Oser, douze propositions pour un Sénégal émergent. C’est quand, le journaliste Honoré sumo lui a posé la question : Pourriez-vous nous donner quelques exemples des « montagnes » que vous avez déplacées avec la mesure de votre foi ? L’une des montagnes déplacées fut justement ce dossier zircon qu’il a longuement évoqué dans ce livre. 


 
« (…). En juillet 2007, le président de la République, Abdoulaye Wade, me convoque pour une séance de travail. Dès que j’arrive, le Président me parle de sable lourd qui  devrait rapporter au Sénégal 80 millions de dollars, d’une compagnie minière et d’une cité à déplacer. Puisqu’un chef d’État ne parle pas en parabole, je mets ensemble les éléments en commençant par ce que je connais le mieux, c’est-à-dire bâtir des immeubles, des villes ou des cités. Il est trèsfacile de faire la translation de la nouvelle ville à sortir de terre près de Lompoul. Mais ici, le Président ne vous parle ni d’immeubles ni de villes ou de cités à bâtir », raconte l’architecte.

Il poursuit :« Le Président me parle de sable lourd. Il m’apprend que l’on en extrait un produit appelé zircon et que des hommes d’affaires australiens proposent de payer 80 millions de dollars pour l’extraire. J’ignore en ce moment ce que c’est que le zircon, mais je trouve que 80 millions dollars, c’est trop peu d’argent. Je dis au Président : « Je veux renégocier le contrat et
le mettre à 1 milliard de dollars. » Le Président me regarde, dubitatif et me dit : « Pierre, tu n’es pas fou ? » Il m’avait expliqué que le zircon  sert, entre autres, à fabriquer ce qu’on désigne sous l’appellation de faux diamants utilisés dans la bijouterie. Je décide donc de me rendre en Australie. Je prends au préalable quelques contacts utiles avec les dirigeants de l’entreprise en question, la société MDL, basée à Brisbane ».
Avant de partir, indique Pierre Goudiaby Atepa dans ce même livre, « je prends soin, comme un bon élève, d’en savoir un peu plus sur le zircon et les sables lourds. Pour la petite histoire, la société MDL exploite l’ or de Sabadola actuellement. Elle est représentée au Sénégal par un ingénieur des mines sénégalais qui fera montre d’un véritable patriotisme économique. Il a été à mes côtés pour défendre les intérêts du Sénégal pendant toute la phase des négociations.


 
(…) nous sommes accueillis en grande pompe par MDL. Ils mettent les petits plats dans les grands.  Un hélicoptère est mis à notre disposition. Ils font le grand show. Je me dis tout de suite ceci : « avec toute cette énergie et tous ces moyens déployés, je n’ai pas affaire aux lampistes d’une petite société. Ma conclusion est claire : le zircon est rentable ; le milliard est jouable et même gagnable », rapporte le patron de Atépa Technologie.
« J’appelle donc le P résident et lui fais un compte rendu téléphonique. Son accord obtenu, je lui dis : maintenant, je vais chercher le milliard. Il se met à rire en me lançant : « on m’avait dit que tu étais  fou, mais maintenant, je suis convaincu que tu es vraiment fou. » Ma réaction face au scepticisme du Président est simple : « On va essayer, on ne perd rien à négocier. »

(…). Au cours de la dernière réunion que je tiens avec les partenaires australiens, je leur dit que j’ai deux nouvelles à leur annoncer. Une bonne et une mauvaise. La bonne, c’est qu’ils peuvent continuer l’opération, parce que le Président est rassuré par les garanties techniques et environnementales. La mauvaise nouvelle, c’est que les 80 millions de dollars ne sont pas une offre sérieuse. Ils font mine d’être très étonnés :« Ah bon ! » Et j’enchaîne : « Je veux un milliard de dollars. » « Monsieur le Conseiller spécial vous savez que ça,ce n’est pas possible. » « Alors, si ce n’est pas possible, on arrête les travaux. Moi je suis conseiller spécial pour un franc symbolique que le Président ne m’a même pas payé. Ensuite, je suis un homme d’affaires et je suis venu négocier pour mon pays. Vous nous donnez un milliard de dollars ou on vous demande de partir. Mais en pays respectueux de ses engagements, le Sénégal va respecter les conventions si la rupture du contrat est de son fait. Je double les indemnités. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que si vous devez partir et qu’on vous doit 10 millions de dollars, moi je vous fais donner 20 millions de dollars et vous partez », explique PGA qui devais aller jusqu’au bout de sa logique.


 
« Je me  rends compte que les lignes commencent à bouger : « Eh bien Monsieur Goudiaby, si vous nous aviez dit 200 millions de dollars, on aurait pu comprendre, mais on ne peut pas donner un milliard de dollars. » Je leur tends alors ma carte de visite et j’embarque pour les États-Unis pour passer quelques jours avec mes enfants. À mon arrivée, dès que j’ouvre mon courrier électronique, il y a une nouvelle offre des partenaires australiens. Nous commençons alors à danser avec les chiffres. 400 millions ? Loin du compte. 650 millions ? Pas encore. Alors 850 millions ? Cela commence à être intéressant. Je décroche mon téléphone et j’appelle Jeff, un des responsables de la firme. Je lui dis que j’apprécie les efforts, mais « il manque un tout petit peu pour arriver au  résultat final ».

« Le lendemain, révèle ensuite Goudiaby, MDL propose 1 milliard 165.000 dollars, pour la même convention, la même durée, le même endroit. J’appelle le Président qui était en vacances en Allemagne pour lui annoncer la bonne nouvelle. Très étonné, il n’en croit pas ses oreilles et demande une confirmation par mail que je lui fais parvenir à travers son aide de camp, le Colonel Cissokho. Dès réception du message, le Président m’appelle et suggère : « Alors Pierre, on se retrouve à Dakar ? »
Parti seul, sans expert, et sans véritablement savoir ce que c’est que le zircon, c’est à force d’audace que notre pays a pu obtenir au lieu de 80 millions de dollars, plus de 1 milliard de dollars, grâce à Pierre Atépa Goudiaby qui dit être animé par la fibre patriotique et servir son pays.
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