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Dak'art Sénégal - Une bonne vitrine pour l'homosexualité


Rédigé le Vendredi 23 Mai 2014 à 02:50 | Lu 1843 fois | 1 commentaire(s)



JADIS MACKY SALL AVAIT DIT….
« Nous ne sommes pas du tout prêts à dépénaliser l'homosexualité. Par contre, au Sénégal, on respecte les droits de tout le monde et les homosexuels ne sont pas maltraités...».

En se basant certainement sur les propos du Président de la République, des artistes africains et de la diaspora africaine ont donc saisi leur droit et ont érigé: La Biennale 2014. Un lieu où œuvres et exposants se rencontrent et où la diversité culturelle est dévoilée. C’est grâce à cette diversité culturelle d’ailleurs que Dak’art 2014 a accepté d’accueillir dans sa terre natale, une nouvelle exposition : La culture homosexuelle. Le site VIPeoples.net a donc mené une enquête sur ce cas inattendu, pourtant rejeté par la société sénégalaise.

Interpellé également par cette nouvelle inhabituelle à Dakar, le journaliste photographe sénégalais Mamadou Gomis s’est rendu à l’exposition pour y découvrir l’art homosexuel. Son objectif : décrypter et dénoncer ce message inaccoutumé au Sénégal.

A 10 heures, les pièces de l’exposition sont déjà bien éclairées et dévoilent des tableaux où art et réalité se confondent. Abordant un couloir pour se rendre dans les pièces d’exposition,  Une affiche noire a particulièrement attiré son attention: Imagerie Précaire, Visibilité Gay en Afrique, les noms des organisateurs ainsi que les noms des commissaires de la Biennale y sont inscrits.

La biennale change petit à petit de décor au fur et à mesure que les visiteurs avancent. Arrivés dans ces galeries, le message des tableaux se différencie et se particularise.
Amadou Kane, 32 ans, infographe

«  J’ai vu des portraits d’hommes et de femmes, j’ai également remarqué deux femmes qui flirtaient mais je n’ai jamais pensé que la communauté gay communiquait sur leur culture. Pour moi, c’était juste la complexité de l’art que les artistes ont voulu véhiculer. »
                                                                                                                  
«  Beaucoup de sénégalais qui visitent l’exposition ne lisent pas les informations affichées sur les murs. Conséquences, ils rentrent dans des pièces, contemplent les tableaux sans pour autant savoir ce que ces ouvrent révèlent comme message. En réalité, ces portraits présentent des lesbiennes et des homosexuels. Veulent-ils suggérer que ces personnes sont comme «  vous et moi » avec des pensées et des sentiments similaires aux nôtres ? », Précise le photographe Mamadou Gomis à VIPeoples.net

Plus nous avançons dans la visite, plus le message devient de plus en plus clair. Les œuvres changent de figure en dévoilant des femmes lesbiennes qui s’enlacent, qui s’embrassent et d’autres qui enfilent un gode ceinture sextoy.
 


Ces images de la biennale y sont toujours exposées. Il est également bien de préciser que l’exposition est ouverte à tout public. Koyo Kouoh, originaire du Cameroun et résident à Dakar fait savoir que l’exposition de Dakar a plus d’impact que les biennales occidentales. Lorsqu’il s’agit de faire découvrir une culture, il est clair que tout le monde s’y retrouve.
Ato, une des commissaires d’exposition explique :


La promotion de l’homosexualité en Afrique, particulièrement au Sénégal se fait dans une discrétion esthétique. Le but étant de ne pas trop heurter les sénégalais dans un pays où la question des gay est déjà un débat sensible.  
La journaliste Ismene Boutachou titre : A travers l’art, faire changer le regard sur l’homosexualité.


Le monde titre : Le Dak’art en guerre contre l’homophobie


Avec ces multiples captures Dakar renvoie une autre image : Celle de celui qui lutte contre ceux qui s’opposent à l’homosexualité. Car d’après une juriste française ayant collaboré avec l’amnistie internationale au Sénégal, L’homosexualité n’est pas ouvertement prohibée par la législation sénégalaise. La loi 319 du code pénale condamne : «  L’acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe. », « L’acte contre nature n’étant pas défini par la loi, les juges ont la liberté de décider de ce qui tombe ou non dans cette catégorie. », précise-t-elle toujours.

Des institutions académiques avaient voulu que ces promoteurs censurent la première exposition. Cependant, Ato Malinda, la commissaire de la biennale et ces artistes ont refusé de se plier à cette demande. Et aujourd’hui, ils ont réussi à faire une deuxième exposition sur ce sujet.

L'artiste Mame Diarra Niang a creusé une tombe pour redonner au défunt artiste homosexuel  une dernière demeure symbolique dans le jardin de la sénégalaise galeriste Aicha Dione, écrit le journal français Le Monde



Bien qu'elle soit issue d'une famille très religieuse, Mame Diarra ne veut plus se cacher.





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