Vipeoples.net  | Site d'actualité sénégalaise des VIP

DÉLABREMENT DANS L’ADMINISTRATION TERRITORIALE


Rédigé le Lundi 13 Mai 2013 à 14:17 | Lu 99 fois | 0 commentaire(s)


De nombreux postes vacants alors qu’un potentiel de ressources humaines se tourne les pouces, de jeunes sortants sans chaises ni bureaux, des agents qui ont atteint l’âge de la retraite mais qui sont maintenus à leurs postes, des fuites de cerveaux… Le commandement territorial marche sur la tête.


DÉLABREMENT DANS L’ADMINISTRATION TERRITORIALE
Le général de corps d’armée Pathé Seck qui passe pour un homme rigoureux devrait sans tarder mettre un terme au grand désordre qui règne au cœur du commandement territorial. Dans un mépris total du respect de la loi sur l’âge de la retraite, huit sous-préfets qui ont dépassé 60 ans sont maintenus dans leurs fonctions. A titre d’exemple, renseigne notre source qui a travaillé dans ce département, c’est le cas pour un sous-préfet à Guédiawaye, ceux de Noto (département de Thiès), de Bogal (département de Sédhiou), Bambilor (Sangalkam).
Autre fait incongru, alors qu’il y a un potentiel de ressources humaines qui ne demande qu’à être exploité, il y a de plus en plus de postes vacants.  C’est la situation qui prévaut à la préfecture de Kaffrine, à la gouvernance de Saint-Louis (où c’est le vide depuis 3 mois que le gouverneur a été nommé directeur général de l’administration territoriale). Il s’y ajoute que d’autres circonscriptions se retrouvent sans adjoints au gouverneur, au préfet ou au sous-préfet.
DE JEUNES SORTANTS SANS CHAISE NI BUREAU
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, au  moment où ces faits désolants sont constatés, de jeunes sortants sont sans bureau ni chaise, contraint à se tourner les pouces. Découragés, certains sont allés tenter leur chance dans des ministères notamment celui des finances. 
Par ailleurs, fustigent nos sources,  la précarité dans ce corps fait que bon nombre d’administrateurs civils migrent vers des prairies comme les cabinets ministériels. En guise d’exemple, les préfets de Tivaouane, Kaolack, Kafrine, Pikine, etc. sont devenus directeurs de cabinet ou Secrétaires généraux dans des ministères. Le cœur gros, notre interlocuteur anonyme fulmine: «il est temps qu’il y ait une meilleure gestion des ressources humaines au niveau de l’administration territoriale qui est un département stratégique du ministère de l’Intérieur.
Ses membres constituent des éléments clés de l’administration. Au moment où l’emploi des jeunes est un véritable casse-tête pour les autorités, maintenir des agents qui ont dépassé l’âge de la retraite et laisser des postes vacants est un paradoxe. Je me demande si le Président de la République et le général Pathé Seck sont au courant de cette situation qui, à la longue, peut être lourde de conséquences».
MINISTERE DE L’INTERIEUR : «CES FAITS N’ONT RIEN D’EXTRAORDINNAIRE»
Jointe au téléphone, une source proche du ministère de l’intérieur s’étonne que de pareilles informations soient communiquées à la presse. Pour le cas des préfets de Kaolack et Tivaouane, elle dément vigoureusement. En ce qui concerne les autres cas de vacance de poste signalés, elle n’est pas en mesure d’apporter une réponse catégorique.
Pour Saint-Louis et Kafrine, notre interlocuteur trouve qu’il n’y a pas péril en la demeure. «Ce sont les adjoints qui assurent l’intérim et le travail se déroule normalement», tente-t-il de rassurer. «Ces faits n’ont rien d’extraordinaire. C’est un peu comme ce qui se passe avec les directeurs d’école. Quand ils arrivent à la retraite au milieu de l’année scolaire, il est d’usage qu’on attende le mois de juillet, à la fermeture des classes, pour les faire remplacer. Ce sont des arrangements que l’on trouve. Cela se fait.
Ceux qui rouspètent veulent peut-être qu’on les nomme. Je dois rappeler qu’un gouverneur est nommé par décret présidentiel, c’est pour cela que c’est lent», explique notre interlocuteur du ministère de l’intérieur.




Publicité



Facebook