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Cinq membres de Troisième Voie en garde à vue pour une agression raciste à Agen


Rédigé le Mardi 25 Juin 2013 à 11:35 | Lu 41 fois | 0 commentaire(s)


Cinq membres du groupe d'extrême droite Troisième Voie doivent être présentés au parquet d'Agen lundi 24 juin après-midi pour l'agression de deux hommes qui quittaient un festival rock libertaire, dont un maghrébin, visé pour ses origines.


Cinq membres de Troisième Voie en garde à vue pour une agression raciste à Agen
La police a placé en garde à vue deux femmes et cinq hommes âgés de 22 à 35 ans dans la nuit de samedi à dimanche, après que les deux victimes, deux hommes de 25 et 33 ans qui revenaient du Festival rock de la Prairie, en bord de Garonne, se soient rendus au commissariat vers 3 heures du matin pour dénoncer les faits, sur une grande avenue d'Agen.
Selon la source policière, tout aurait commencé par un échange d'insultes, suivi d'échanges de coups entre les deux groupes, apparemment alcoolisés. Le groupe d'extrême droite a ensuite reçu des renforts jusqu'à compter sept personnes.
INSULTES RACISTES ET ITT
La victime d'origine maghrébine a été particulièrement visée par les agresseurs, qui ont proféré des insultes racistes, a-t-on précisé de source policière. Ceux-ci auraient bien précisé qu'ils s'acharnaient davantage sur lui du fait de ses origines. L'homme âgé de 25 ans, roué de coups, a fait l'objet d'une ITT (incapacité totale de travail) de quinze jours, tandis que l'autre victime, 33 ans, a été arrêtée pour trois jours. L'une des deux femmes du groupe, laissées libres, avait en sa possession un poing américain, a-t-on précisé de même source, et les cinq agresseurs étaient en état d'ébriété.
Selon la police, les agresseurs sont tous originaires de l'agglomération d'Agen et font partie de la "section locale" de Troisième Voie. Les victimes sont également d'Agen. Les cinq hommes doivent être présentés au parquet d'Agen dans l'après-midi.
Le groupe Troisième Voie avait été montré du doigt au début du mois de juin, comme étant proche des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), dont des membres ont été mis en cause après la mort du jeune militant antifasciste Clément Méric, à Paris. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a depuis lancé une procédure de dissolution de plusieurs groupes radicaux, dont celui-ci.
Le Monde