Casamance : Jean-Claude Marut préconise la "solution politique"


Rédigé le Lundi 25 Février 2013 à 20:33 | Lu 131 fois | 2 commentaire(s)



Casamance : Jean-Claude Marut préconise la "solution politique"
Le chercheur français Jean-Claude Marut a réaffirmé vendredi à Dakar son appel à la tenue d’un débat public sur la Casamance, estimant aussi que la "solution" à la crise dans le Sud du Sénégal devrait être "politique".
"Il faudrait reconnaître ce qui existe déjà, c’est-à-dire le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC, rébellion). Car il exprime un point de vue politique comme un autre. Et c’est parce qu’il n’a pas été reconnu que ce conflit est devenu violent", a dit M. Marut.
Jean-Claude Marut, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France), donnait une conférence au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) sur le thème : "Analyse géopolitique d’un conflit : l’exemple casamançais".
Il faut, selon lui, "aller au bout de cette logique et reconnaître ce qui existe à partir du moment où le MFDC renonce à l’usage des armes et accepte de placer son combat sur le terrain politique".
M. Marut, qui observe le conflit casamançais depuis une vingtaine d’années, en appelle aussi à la tenue d’un "débat public" sur la Casamance. Il estime que "la tendance, au cours de ces trente années de conflit, revenait à étouffer le débat public".
Il a souligné "l’importance de susciter un débat citoyen [sur cette crise] pour que des décisions ne restent pas cantonnées à celles qui, jusqu’à présent, n’ont apporté de réponse ni à l’État ni au MFDC".
Prié de dire si à son avis la "réconciliation" des belligérants -l’État et le MFDC- peut déboucher sur la résolution du conflit, le chercheur a dit que cette option revient à "mettre la charrue avant les bœufs". "Il y a une volonté de régler le conflit, mais pas de le résoudre. Car pour le résoudre, il faut s’attaquer aux racines du conflit", a dit Jean-Claude Marut, chercheur aussi au Centre d’études d’Afriques noires (CEAN) de Bordeaux (France).
Il est l’auteur du livre publié en 2010 chez Karthala sous le titre : "Le Conflit de Casamance. Ce que disent les armes".
Le chef de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel Abou Thiam, a qualifié le conflit en Casamance de "fratricide".
C’est un conflit que l’Armée sénégalaise aborde avec "beaucoup d’humilité certes, mais aussi avec beaucoup de peine, car c’est un conflit qui se passe au Sénégal et qui oppose des Sénégalais", a affirmé le colonel Thiam lors de la conférence.
"Il ne faut pas que l’on stigmatise, en termes de territoire et de géographie, la Casamance […]. Nous n’avons pas autre chose que notre Sénégal [...]", a encore dit le colonel Thiam. Il a préconisé "l’engagement, dans le sens du développement socioéconomique de notre pays".
"Nous [serons] les seuls responsables et les seuls bénéficiaires’’ de ce développement, s’il se concrétise, a poursuivi l’officier militaire.
La Casamance —constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor— est le théâtre d’un conflit armé depuis 1982. Les indépendantistes du MFDC s’affrontent souvent avec l’Armée sénégalaise.
Le conflit a fait plusieurs morts chez les militaires, les rebelles et parmi les populations civiles. Il freine le développement économique de la zone, qui a d’énormes potentialités touristiques et agricoles surtout.



1.Posté par nané le 08/12/2014 15:16
pour régler ce conflit il faut un référundum les casaçais et casaçaises sont fatigués réellement il y a la guerre en casamance nous voulons finir avec cette guerre l'ONU n'a qu'a venir à notre secours qu'elle viient nous sauvés

2.Posté par nané le 08/12/2014 15:16
pour régler ce conflit il faut un référundum les casaçais et casaçaises sont fatigués réellement il y a la guerre en casamance nous voulons finir avec cette guerre l'ONU n'a qu'a venir à notre secours qu'elle viient nous sauvés

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