Alioune Sarr ministre : « la taxation des produits arachidiers exportés est une mesure qui vise à protéger les huileries nationales »


Rédigé le Mercredi 11 Janvier 2017 à 01:25 | Lu 38 fois | 0 commentaire(s)


Le Sénégal se positionne sur le marché international des produits horticoles. Cette année, notre pays a vendu plus de 90.000 tonnes de fruits et légumes à l’international. Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, en marge d’une tournée politique de trois jours dans la région de Kaolack, a noté que la taxation des produits arachidiers exportés vise à protéger les huileries nationales.


Alioune Sarr ministre : « la taxation des produits arachidiers exportés est une mesure qui vise à protéger les huileries nationales »
L’horticulture sénégalaise réalise une percée à l’international. C’est le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Petites et Moyennes entreprises (Pme) qui en fait la révélation, ce weekend, dans la capitale du bassin arachidier.
« On a constaté, pour la première fois, que le Sénégal a exporté plus de 90.000 tonnes de produits horticoles grâce aux mécanismes de soutien aux producteurs que le gouvernement a mis en place pour ce type de produits », a-t-il assuré, au cours d’un point de presse.
Selon lui, à l’image des producteurs de riz ou des acteurs de la filière arachidière, l’Etat intervient en amont et en aval de la production agricole pour soutenir les producteurs. Ce qui, à ses yeux, justifie les performances exceptionnelles notées dans l’horticulture où une production de 50.000 tonnes de pommes de terre est annoncée.
Au total, on a noté une augmentation de 14 % sur les exportations commerciales au Sénégal. Interpellé sur le mouvement d’humeur des opérateurs exportateurs de graines d’arachides, il a défendu la politique de protection des huileries nationales. « Le Sénégal consomme, chaque année, 150.000 tonnes d’huiles importées de la Malaisie et de la Côte-d’Ivoire.
La question qui se pose est la suivante : est-il raisonnable que notre pays importe cette quantité chaque année, alors que cela pèse sur notre balance commerciale ? Ou bien, faut-il investir dans la production d’huile d’arachide beaucoup plus saine et qui permettrait aux producteurs du Saloum de gagner davantage en travaillant sur la chaine de valeur ? », s’est-il interrogé.
« Vous avez vu que le gouvernement du Sénégal a pris la décision de reprendre la Sonacos, un patrimoine national. Comment voulez-vous qu’on reprenne une compagnie industrielle dans laquelle nous investissons près de 10 milliards de FCfa chaque année et ne pas la sécuriser ? », a argumenté le chef du département du Commerce.
Il a, cependant, laissé entrevoir des opportunités pour les exportateurs de graines d’arachides de tirer leur épingle du jeu une fois les besoins des huiliers, qui se chiffrent à 400.000 tonnes, atteints. A ce propos, il a souligné que les exportations de graines oléagineuses ont porté en 2016 sur 345.000 tonnes équivalant à un chiffre d’affaires de 30 milliards de FCfa.

(Avec le Soleil)



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