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"Accorder plus d'importance à la photographie, c'est pour moi une priorité.


Rédigé le Mardi 23 Avril 2013 à 14:51 | Lu 591 fois | 0 commentaire(s)


Rencontré dans les locaux de Walfadjri, le photographe Mamadou Gomis (né en 1976) ne se contente pas de couvrir l'actualité nationale, il collabore aussi régulièrement avec les agences Reuters, AFP et des ONG et organismes internationaux tels qu'Oxfam, la FAO ou le PAM. Lancé dans le monde de l'art en 2006 avec l'exposition Snap Judgments (1), il revient sur quelques moments forts de sa "jeune" carrière.


"Accorder plus d'importance à la photographie, c'est pour moi une priorité.
Comment êtes-vous devenu photojournaliste ?


J'ai commencé la photographie très jeune, à l'âge de quinze ans. À l'époque, j'aimais bien les photographes, leur look, leur approche. J'avais toujours eu envie d'être comme eux. J'ai donc commencé par me former auprès de Pape Diagne, photographe de studio à Gossas, dans la région de Fatick. Je suis resté avec lui pendant sept ans. Comme on n'a pas d'école de photographie au Sénégal, je me suis beaucoup documenté de manière autodidacte, si bien qu'aujourd'hui, je n'ai rien à envier à un photographe qui sort d'une école. Souvent les gens me demandent si j'ai été inspiré par un photographe, je réponds toujours qu'en fait, je n'ai pas été inspiré par un, mais par des photographes. À mes débuts, j'achetais souvent Géo, uniquement pour les photos. Je n'avais même pas le temps de m'attarder sur le nom des photographes. Ce qui m'intéressait le plus dans tous ces magazines, Géo, Photo-Reporter ou Chasseur d'Images, c'était le désir de faire la même chose. En 1998, j'ai découvert l'univers du reportage en collaborant avec un mensuel à Gossas, Jum-jum infos. À l'époque, j'allais souvent photographier les champs de sel à Fatick. Et à côté, je continuais à faire des photos de mariage. D'ailleurs, qui dit mariage, dit reportage, dans la mesure où le photographe doit suivre la mariée et tout ce qu'elle fait dans la journée, comme s'il racontait une histoire en images. Ce n'est qu'à partir de 2001 que j'ai vraiment intégré des rédactions, pour me dédier uniquement à la photographie de reportage.


Pouvez-vous retracer votre parcours dans les différentes rédactions où vous avez travaillé depuis 2001 ?


En 2002, un ami qui travaille à la rédaction du Soleil m'a présenté au directeur de publication de L'Événement du Soir, Souleymane Jules Diop, le chroniqueur politique très connu qui se trouve maintenant à Montréal (Canada). Tous les jours, j'étais sur le terrain. Un jour, alors que j'étais parti couvrir un incendie avec les sapeurs-pompiers, je me suis dit que je ne comprenais même ce que j'étais en train de faire, en photographiant des gens démunis et en détresse. Après L'Événement du Soir, je suis parti au Quotidien où j'ai monté moi-même la photothèque avec Madiambal Diagne qui était à l'époque le directeur de publication. Après quoi, je suis parti au journal Stades pour lequel je n'ai couvert que des événements sportifs. Ensuite, j'ai travaillé au Journal avec un ancien de l'AFP, Kader Diop, directeur de publication jusqu'à la fermeture du Journal de 2004 à 2005. En 2005, j'ai finalement débarqué dans le groupe de presse Walfadjri où je suis resté depuis. À un moment donné, je me suis demandé pourquoi c'étaient toujours les journalistes qui livraient l'information, alors que nous photographes avions aussi notre mot à dire.


Justement, pourriez-vous nous parler de la rubrique "Arrêt sur image…" qui vous a rendu célèbre ?


Si les journalistes font de l'information écrite, moi, je fais de l'information en images, et comme souvent les gens disent qu'une image vaut mille mots, j'ai pensé que certaines de mes photos n'avaient pas besoin d'être accompagnées d'un texte. J'ai donc créé cette rubrique quotidienne, "Arrêt sur image…" dans Le Journal, où je racontais le quotidien des Sénégalais en images. Si aujourd'hui les gens ne comprennent pas ce que je fais, dans cinquante ou cent ans, mon travail aura pris de la valeur et sera précieux pour les archives, car je montrais le Sénégal en ce début de XXIe siècle. Malheureusement Le Journal n'a pas duré.


Pourquoi l'aventure du Journal s'est-elle arrêtée si vite ?


Faute, certainement, de moyens. Mais aussi parce que les gens ne lisent plus et n'achètent plus les journaux, à moins de se sentir vraiment concernés, parce qu'ils ont leur nom ou bien une photo d'eux dedans ! Il faut dire aussi qu'acheter des journaux tous les jours représente un certain budget. "Arrêt sur image…" n'a pas été ma seule tentative de rubrique tout en images : quand j'étais au Quotidien, j'avais créé une rubrique sportive, "Zoom sur…", où chaque lundi, je sortais le portrait d'un sportif. J'ai donc poursuivi cette expérience au Journal, avec "Arrêt sur image…" et aujourd'hui, avec Walfadjri, je continue ce genre de rubrique avec "Clin d'œil".


Est-ce que votre rubrique est quotidienne ? C'est une grosse exigence d'être toujours prêt à fournir une image.


C'est quotidien. Absolument, car nous sommes dans un pays où la photographie est reléguée au second plan, peut-être même marginalisée, donc nous essayons de nous battre pour avoir une visibilité. La chance qu'on avait avec Le Journal, c'est que l'équipe était constituée de journalistes bien formés qui avaient compris l'importance de la photographie et savaient la mettre en valeur. Aujourd'hui, on me demande toujours de diminuer la taille, la place de mes images, dans le journal ou je travaille présentement, les gens ne comprennent pas. Il faut continuer à travailler malgré tout. À côté de "Clin d'œil", quand je pars en reportage, je réalise d'autres images un peu insolites ou people que je rassemble dans une autre rubrique "Zoom sur…". Pour cette rubrique, je demande une page et je l'impose vraiment, quitte à attendre une semaine pour l'obtenir. Quand je couvre un défilé de mode, je demande aussi à avoir une page, idem pour les récents mouvements sociaux à Dakar, j'essaie toujours de m'imposer avec mes images pour remplir pleinement la page, car des choses se passent et il faut vraiment mettre en avant les images plus que l'écrit. Mais c'est très difficile.


Menez-vous seul ce combat ou y a-t-il une prise de conscience actuellement dans le milieu du photojournalisme ?


La peur de perdre son emploi fait que souvent certains de mes collègues ne se battent pas. Les places sont si rares et nous ne pouvons nous permettre de chômer. Mais moi, je ne connais rien d'autre que la photographie et je me dois de la défendre. Quand je suis avec d'autres photographes, je leur dis : "imposez-vous dans vos rédactions, comme les journalistes se sont imposés, que ce soit au niveau de la radio, de la télévision ou de la presse écrite. C'est à nous, photographes, de nous imposer. Personne ne le fera à notre place". Pour beaucoup de gens, la photographie est seulement associée à la fête : on met un costume pour paraître bien sur l'image et c'est tout. Mais j'essaie toujours d'argumenter que ce n'est pas ça, l'image. Il faut que l'image raconte une histoire et que les photographes puissent raconter une histoire à partir de leurs images, et pas seulement faire une photo pour faire une photo. Ça, la rédaction commence à l'intégrer et elle hésite de moins en moins à me confier de l'espace, constatant que la photographie augmente les ventes.


Donc en tant que photojournaliste, vous ne vous plaignez pas de votre condition actuelle…


Mais bien sûr que si, je me plains. Je me plains, parce qu'aujourd'hui, je n'ai toujours pas d'équipement photo, parce que pour la direction, acheter un appareil photo, ça coûte trop cher. Il faut que les gens comprennent que l'appareil photo fait partie des outils de travail du journaliste. Si bien qu'aujourd'hui, personne n'est mon patron, étant donné que j'utilise mon propre matériel, donc je peux très bien refuser de répondre à une commande, si elle ne m'intéresse pas. C'est aussi une façon pour moi de me faire respecter. Un jour, j'ai dit au PDG du groupe, Sidy Lamine Niass, qu'il ne peut quand même pas me payer à ne rien faire, car économiquement ce n'est pas bon pour l'entreprise. Donc j'essaie toujours de défendre la cause de la photographie.


Est-ce possible pour un photographe à Dakar de travailler en freelance ?


Oui, c'est possible, mais c'est un choix. On vit dans un pays où il faut toujours gagner quelque chose. Ce que je gagne ici me sert à payer mon loyer, l'électricité peut-être pour dix jours, cinq jours. Alors on essaie souvent de faire autre chose à côté, car les salaires sont catastrophiques. Quand une ONG me contacte pour un contrat d'une journée, ce que je gagne en une seule journée de travail, c'est souvent ce que je gagne en un mois ici. Mais je dois avoir un pied quelque part pour pouvoir gérer le quotidien, le temps de trouver une bonne opportunité.


En 2006, vous participez à une exposition à New-York, Snap Judgments. Comment cela est-il arrivé ?


C'est grâce aux unes du Journal que je me suis fait connaître auprès des Sénégalais. Des artistes comme Fatou Kandé Senghor ou Jacky Ly se sont demandé d'où je venais. À cette époque, j'avais déjà plus de dix ans de métier derrière moi. Quand le commissaire de Snap Judgments, Okwui Enwezor, est venu à Dakar, accompagné de Koyo Kouoh (directrice de la Raw Material Company), les photographes se sont rassemblés au Village des Arts pour faire une présentation collective. Comme je n'avais pas les moyens de réaliser des tirages d'exposition, Fatou Kandé Senghor m'a suggéré de présenter mon travail comme il était, c'est-à-dire les rubriques "Arrêt sur image…". Okwui Enwezor est arrivé lorsque j'étais en train d'installer mes journaux. Il a simplement dit : "Lui, je le prends". Comme ça. Il a vu mon travail présenté ainsi et c'est ainsi qu'il a voulu l'exposer. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir cette exposition à New-York. C'était la première fois que je présentais mon travail dans une exposition internationale.


Peut-on dire que votre participation à Snap Judgments a constitué un tournant ?


C'est un moment de ma carrière où j'ai eu envie d'aller encore plus de l'avant, en montrant mon travail dans des expositions. Avant ça, j'avais collaboré avec des agences comme l'AFP, Reuters, Panapress. Donc, j'avais déjà un peu de cette visibilité internationale. Snap Judgments m'a permis d'acquérir une visibilité dans le milieu des arts, notamment en Amérique du Nord où l'exposition a tourné. Et puis des gens comme Pere Ortin, Elvira Osé et Casa Africa (Las Palmas, Espagne) qui avaient vu mon travail au Mexique m'ont contacté. J'ai été amené à travailler avec eux sur un projet de documentaire intitulé Africalls? (2). Une équipe de tournage est venue me rencontrer à Dakar pour voir comment je travaillais. Ce projet audiovisuel impliquait de nombreux autres artistes parmi lesquels la Sud-Africaine Lolo Nontsikelelo Veleko, Nastio Mosquito (Angola), Myriam Mihindou (Gabon) et Jorge Dias (Mozambique). Ce film sorti en 2008 présentait également les centres de production artistique Doual'Art (Cameroun) et Kwani ? (Kenya).


Y a-t-il eu d'autres étapes importantes dans votre parcours international ?


Depuis 2008, je travaille avec l'IFA, l'Institut pour les relations culturelles avec l'étranger, sur le projet Prêt-à-partager, une exposition qui regroupe des œuvres d'artistes africains et européens. J'ai fait une résidence d'un mois à Hambourg avec à la clé un prix photo que j'ai remporté avec le Goethe Institut de Dakar. J'ai fait aussi une résidence à Bilbao en Espagne dans le cadre d'un projet intitulé África.ES (3).


Outre ces projets avec l'Europe, vous avez récemment participé à un collectif sénégalais qui rend hommage au mouvement populaire de contestation né en 2011, Chronique d'une révolte (4). Comment est né ce projet ?


Ce projet est né d'échanges entre l'ambassadeur d'Allemagne, Christian Clages, et moi-même. Je couvrais depuis plusieurs semaines les événements au Sénégal. Il a trouvé que ce serait intéressant de présenter ce travail dans le cadre d'une exposition. Bien avant ces échanges, j'avais déjà en tête de présenter ce projet à Barcelone : un ami barcelonais m'avait proposé de montrer les réalités de nos deux villes en proie à des mouvements sociaux de grande ampleur. J'ai finalement trouvé que c'était plus pertinent de présenter ce projet à Dakar. Après discussion avec Christian Clages, nous sommes allés rencontrer Koyo Kouoh. Au départ, l'idée était de présenter ce travail seul. Quand on l'a rencontrée, elle a suggéré que ce projet soit plutôt collectif. J'ai dit oui, car je défends la cause de la photographie et je me dois de partager ce combat avec les autres photographes. On s'est donc mis au travail avec Camille Ostermann, l'assistante de Koyo Kouoh, et le projet est parti comme ça. Souvent je déplore qu'en Afrique, on n'ait pas d'archives. C'était l'occasion pour nous de laisser quelque chose pour les générations futures. On était présent pour capter cette histoire. Nous photographes, nous ne jetons pas de pierres, nous sommes là pour témoigner, retracer ces instants historiques et faire quelque chose pour notre pays. Et si aujourd'hui ce livre sur le printemps sénégalais n'a pas encore l'impact escompté, je me dis que nos petits-enfants seront fiers de nous dans les années à venir.


Comment s'est passée cette aventure éditoriale "à chaud" ?


C'est Koyo Kouoh (Raw) qui a assuré l'édition de l'ouvrage. Tout a été fait ici. En six semaines. C'était une façon de raconter une histoire, mais en même temps de dénoncer. Personne ne souhaite des événements pareils dans son pays. Plus jamais ça. Le jour du vernissage à Raw Material Company, les gens achetaient le livre en plusieurs exemplaires. Tiré à 700 exemplaires, le livre est parti très vite.


Y a-t-il encore une chance de se procurer le livre ?


Tout le monde veut ce livre. Un Sénégalais professeur dans une université aux États-Unis m'a même dit qu'il allait enseigner Chronique d'une révolte dans ses cours. Beaucoup de gens nous sollicitent et j'espère qu'on va pouvoir rapidement le rééditer, malgré quelques petits soucis techniques et financiers. Les dix-neuf photographes qui y ont participé au projet l'ont fait sur la base de leur seul engagement, sans contrepartie financière. Il fallait le faire. Le jour de l'inauguration, de 15 heures à 21 heures, il y avait du monde. Tout le monde se retrouvait dans ce livre : jeunes, femmes, vieux… C'était magnifique. On a d'abord présenté cette exposition à Raw Material Company, après on l'a présentée lors du Off de la Biennale, à la Biscuiterie de Médina.


Depuis Chronique d'une révolte, qu'avez-vous fait ?


Depuis 2009, je travaille sur un projet de regards croisés, Dakar/Berlin, en collaboration avec la photographe berlinoise Simone Gilges. Un livre est paru tout récemment, en juin 2012, tiré de cet échange d'images hebdomadaire via Internet entre Simone et moi. Chaque semaine, elle m'envoyait une photo de Berlin et moi, une photo de Dakar.


Vous travailliez sur des thèmes identiques ou bien cela importait-il peu ?


Identiques, ce serait un peu difficile, car les deux villes sont très différentes. Nous avons simplement tenté de respecter cet esprit d'échange et de regards croisés. Toutefois nous avons parfois essayé de travailler à partir d'un thème identique, en présentant par exemple une mère de famille allemande et une mère de famille sénégalaise. Une exposition a lieu en ce moment à la galerie Peter Herrmann à Berlin. Nous espérons faire tourner cette exposition partout dans le monde.

Présentement, je travaille sur un autre projet de documentaire entre Dakar et Barcelone. On va en faire un livre et un DVD de 52 ou 25 minutes. Là, on vient de finir le tournage à Dakar. Normalement, je dois bientôt aller à Barcelone, mais je n'ai pas encore trouvé le temps de m'organiser.


Avec qui travaillez-vous sur ce projet entre Dakar et Barcelone ?


Ce travail, je le fais avec Pere Ortin Andrés, celui-là même qui a réalisé Africalls ? On a déjà trouvé un éditeur (Altaïr). On est en train de chercher d'autres financements.


Avez-vous d'autres projets sur la table ?


Je prépare un projet sur le panafricanisme, initié par Ferdinand de Jong, professeur à Londres. Pour ce projet, je vais collaborer avec Judith Quax, photographe hollandaise basée à Dakar. C'est elle-même qui expose en ce moment à Raw Material Company. Enfin, en mars 2013, je vais animer un atelier de photographie en Casamance. Une exposition est prévue pour avril 2013.


Que peut-on vous souhaiter pour l'avenir ?


Qu'on puisse au niveau de l'Afrique accorder plus d'importance à la photographie, c'est pour moi une priorité. Ma génération n'a pas eu la chance de trouver des anciens pour l'accompagner. Quelqu'un me disait : vous êtes autodidacte. Je lui ai répondu : non, je ne suis pas autodidacte, je suis photographe. Personne ne peut apprendre seul ce qu'il connaît de la vie. Il faut que les gens aient de la reconnaissance envers ceux qui ont de l'expérience et que ces derniers partagent leurs connaissances. Si les gens ne veulent pas transmettre leur savoir, comment l'Afrique pourra-t-elle acquérir une mémoire, des archives ? Je prends souvent en exemples Cheikh Amadou Bamba, El Hadj Malick Sy ou Cheikh Anta Diop. Ils ont écrit. Ils ont laissé une trace pour les générations futures. Même le prophète, il a laissé quelque chose, le Coran. Si vous ne laissez pas quelque chose, comment les gens vont-ils se souvenir de vous ? Quand nous voulons revenir sur notre passé, nous sommes déjà obligés d'aller le chercher à l'extérieur, en Europe ou en Amérique du Nord. C'est fini, le temps de l'arbre à palabres où on laissait le griot conter aux enfants, et puis une fois le griot décédé, plus rien ne restait. On dit souvent que quand un vieillard meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle. Si au moins on prenait la peine d'enregistrer la mémoire de ce vieillard, on préviendrait bien des incendies de bibliothèques…



(1) Lire le compte-rendu sur Snap Judgments  [ici]
(2) Africalls ? se présente sous la forme d'une exposition accompagnée d'un livre-CD, qui a tourné dans plusieurs capitales africaines, présentée à Dakar en mars-avril 2010, à la Maison des Anciens Combattants, dans le cadre de l'événement Dakar Vis-à-Vis.
(3) Le projet d'exposition África.ES s'inscrit dans le cadre du programme Arte inVisible mis en place par l'AECID (Agence espagnole de coopération internationale pour le développement). Le projet consiste à faire venir sept artistes africains en Espagne, en attribuant à chacun d'eux une ville espagnole pour que, sans aucune limite quant au thème, ils puissent transmettre à travers leur vision et leur réflexion personnelle ce que la ville évoque par ses espaces, sa population, ses situations, etc. Le résultat de leur travail a été montré sous forme d'exposition collective.
(4) Chronique d'une Révolte : Photographies d'une saison de protestation, 2012, Raw Material Company, Dakar, Sénégal. Voir la vidéo réalisée par Malika Diagana, dans le cadre d'Afropixel 2012 : [[ici]]urlblank:http://www.youtube.com/watch?v=ALUcZ7bB8B8
L'exposition présente plus de 300 œuvres d'Alioune Mbaye, Amadou Mbaye, Antoine Tempé, Cheikh Ahmed Tidjane Ndiaye, Christof E, Elise Fitte-Duval, Erick Christian Ahounou, Elias Aba Milki, Gabriela Barnuevo, Jacques Daniel Ly, Jean-Baptiste Joire, Mamadou Gomis, Rebecca Blackwell, Rose Skelton, Sidy Mohamed Kandji, Sidy Yansane, Sylvain Cherkaoui, Toure Béhan et des vidéos de Tamsir Ndir.
Elle est accompagnée d'un catalogue de 424 pages hautement illustré ainsi que d'un recueil avec une entrevue et des articles des activistes sociaux et politiques Alioune Tine, Fadel Barro, Moctar Fall ; des écrivains Alpha Amadou Sy, Boubacar Boris Diop, Ibrahima Wane, Mame Aly Konte, de l'artiste Issa Samb, du politologue Ismaila Madior Fall et de l'historienne Penda Mbow.
(5) Mamadou Gomis a remporté récemment le premier prix du concours photo "Klick !" sur le thème "Culture et Éducation", organisé lors du Deutsche Welle Global Media Forum de Bonn (25-27 juin 2012). Sa photo, intitulée Besoin de savoir, prise dans un village malien et montrant un enfant couché sur une natte en train de lire un cahier, a été choisie parmi plus de mille clichés.

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