Abdoul Mbaye sur l’affaire Bamba Fall : « Ils utilisent des armes non conventionnelles pour casser l’opposition »


Rédigé le Mardi 10 Janvier 2017 à 13:57 | Lu 31 fois | 0 commentaire(s)


A travers l’affaire Bamba Fall et Cie, le pouvoir est en train d’utiliser l’une de ses armes non conventionnelles pour casser l’opposition. Abdoul Mbaye, en tournée à l’Intérieur du pays n’est convaincu, tout comme il s’attend à ce que l’opposition ait encore à souffrir d’une manipulation de la justice.


Abdoul Mbaye sur l’affaire Bamba Fall : « Ils utilisent des armes non conventionnelles pour casser l’opposition »
Dans son entretien avec le journal Walf quotidien, le président de l’ACT s’est également projeté sur les prochaines législatives, avant de tirer avec véhémence la sonnette d’alarme à propos des scandales liés à la gestion du pétrole et de jeter un regard très critique sur la manière dont Macky Sall dirige le pays. 

L’opposition sénégalaise n’est pas sortie de l’auberge. L’ancien Premier ministre de Macky Sall en est convaincu. Interpellé sur l’affaire Bamba Fall et Cie au cours de l’entretien exclusif qu’il a accordé à Walf quotidien lors de sa tournée nationale. Pour lui, comme le révèle cette affaire, « des armes non conventionnelles seront utilisées pour casser l’opposition. Il faut le dire, nous allons souffrir d’une probable manipulation de la justice ». C’est dans ce sens que l’affaire Bamba Fall et Cie est, à ses yeux, « triste pour notre démocratie ». 

« Tout ce qu’on peut constater de façon générale, dans la manière choisie par le régime en place, par le parti au pouvoir et par ses alliés pour caser l’opposition pour être sûrs de se maintenir au pouvoir ». Mais, pour cette affaire, Abdoul Mbaye est convaincu que « pour l’essentiel, le droit se dira, le droit sera respecté. Toutes ces tentatives d’intimidation parfois de recherche de condamnation pour éliminer des candidats que l’on peut imaginer comme dangereux pour les prochaines élections législative ou présidentielle n’auront pas la suite escomptée ». 

Interpellé sur la gestion du pétrole, le président de l’ACT précise, « il ne faut pas qu’on se laisse berner, amuser, distraire par un soi-disant conseil d’orientation stratégique pour gérer les ressources futures du pétrole ». L’un des plus farouches opposant à la dynastie Sall-Faye se veut claire : « il y a déjà une mainmise sur une partie des permis, ça c’est une réalité. Il ne faut pas cacher le dossier Aliou Sall et Franck Timis ». 

Le Premier ministre de l’ère Macky Sall plaide pour que toute la lumière du passif pétrolier du pays soit faite. Et, dans ce cadre, « il est hors de question qu’au moins 30% des permis les plus prometteurs, ceux de Kayar et de Saint-Louis Offshore, restent dans les mains de M. Timis et de ceux qui sont avec lui »

Revenant sur sa tournée nationale qui l’a déjà mené à Kédougou, Tamba, Casamance, puis à Saint-Louis, le président de l’ACT, n’a pas été tendre avec le pouvoir de Macky Sall. Il retient comme enseignements de cette tournée que le « Peuple du Sénégal est déçu par la tournure prise par les ruptures qui avaient été annoncées même s’il y avait eu un bon départ ». 

Walf quotidien.


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