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ALIOUNE TINE (CSHD) demande une enquête indépendante


Rédigé le Lundi 16 Décembre 2013 à 13:20 | Lu 55 fois | 0 commentaire(s)



ALIOUNE TINE (CSHD) demande une enquête indépendante
Le Comité Sénégalais des Droits de l’Homme (CSDH) a exigé l’ouverture d’une  enquête indépendante et impartiale sur les  cas de tortures et la punition des responsables. Dans son communiqué envoyé hier, dimanche 15 décembre,  son président Alioune Tine a également demandé de trouver les moyens pour éradiquer la torture au Sénégal. Ce, à travers l’élaboration d’un programme d’éducation qui cible les agents de polices, de l’administration pénitentiaire et des juges ou encore le renforcement  du  processus d’humanisation des lieux de privation des libertés.
 
Le Comité Sénégalais des Droits de l’Homme (Csdh)  est monté au créneau hier, pour  exprimer son indignation et ses préoccupations suite au cas de tortures enregistrés durant ces derniers mois. 
Dans son communiqué qui nous est parvenu hier ; Alioune Tine, président dudit comité a demandé l’ouverture d’une  enquête indépendante et impartiale ; le jugement et la punition des responsables des actes conformément à la loi et aux conventions internationales.Tout en se félicitant de l’engagement du gouvernement du Sénégal et de l’arrestation des présumés auteurs, les policiers Almamy Touré, Mame Cor Ndong, Thiendella Ndiaye et Ousmane Ndao, le Csdh a ainsi rappelé les conditions dans lesquelles Chérif  Ndao perdu la vie.
 
Un jeune Caporal du Groupement des Sapeurs Pompiers âgé de 36 ans, qui suivant le communiqué est décédé des suites de  sévices corporels infligés lors de manœuvres militaires dans un centre de formation à Thiès, le 6 décembre 2013. Mais aussi le cas de l’apprenti chauffeur Ibrahima Samb, âgé de 18 ans, qui  informe le Cshd est « victime de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants ». A ces deux cas,  le Cshd ajoute le dernier cas qui touche  Cheikh Maleyni Sané,  « décédé le samedi 30 novembre 2013, à la prison de Rebeuss suite à la torture et aux traitements cruels, inhumains et dégradants. dans la nuit du  18 au 19 Octobre 2013, à Mbacké ».
Mais au regard de la récurrence de ces actes ; il convient, selon le CSDH , de trouver les moyens de renforcer les efforts de l’Etat dans  la lutte contre l’impunité et sa décision consistant à ne pas protéger  les auteurs d’actes de torture.
 
Cela passe par le renforcement des efforts des autorités publiques, des institutions chargées de droits de l’Homme et les organisations de la société civile pour « qu’ensemble, on puisse éradiquer la torture au Sénégal par une action synergique et coordonnée », note t-il dans son  communiqué.
 
 Dans cette voie, il s’agit d’abord de condamner « d’une seule voix les actes de torture et les peines chaque fois qu’ils surviennent pour dire que l’uniforme de la République ne doit pas être souillée ». Ensuite, poursuit le communiqué, «en élaborant un vaste programme d’éducation et de sensibilisation qui ciblent les agents de la police, de la gendarmerie et  de l’Administration pénitentiaire mais aussi les juges et  qui s’appuie sur tous les supports de communication et mettant en contribution tous les médias».
 
Cette action cordonnée, passera selon  l’organisation des droits de l’Homme, par le renforcement du  processus d’humanisation des prisons et des lieux de privation de liberté par le respect des normes minima  sur les conditions de vie des détenus, la lutte contre la surpopulation carcérale  avec la qualité de l’hygiène, de la santé et de la nourriture.
 
«C’est le lieu de saluer la décision du Garde des Sceaux, Ministre de justice consistant  à élargir huit cent (800) détenus dans le cadre des libertés conditionnelles ; nous estimons aujourd’hui qu’il convient d’explorer sérieusement les peines alternatives à la prison pour que le respect de la dignité des détenus devienne une réalité dans ce pays» ; ajoute le communiqué du CSDH.




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