ABY NDOUR TRAINE A LA BARRE SON ANCIEN CAMARADE D’ECOLE


Rédigé le Samedi 9 Novembre 2013 à 15:35 | Lu 221 fois | 0 commentaire(s)


Le procès opposant la chanteuse Aby Ndour et son «harceleur» Baba Amadou Kane a été renvoyé au 13 novembre prochain. L’artiste traîne ce dernier à la barre pour harcèlement, violation de domicile, menaces, injures et violences et voies de fait.


ABY NDOUR TRAINE A LA BARRE SON ANCIEN CAMARADE D’ECOLE

Le tribunal départemental de Dakar statuera sur l’affaire opposant la chanteuse Aby Ndour et Baba Amadou Kane, un employé des Industries chimiques du  Sénégal (Ics) le 13 novembre prochain. Dans sa plainte, la chanteuse explique : «Il y a environ deux mois, j’ai reçu sur mon portable un appel d’un inconnu que j’ai refusé de décrocher. Il m’a par la suite envoyé un message dans lequel il disait qu’il était mon camarade d’école et qu’il voulait juste me dire bonjour. Quelques jours plus tard le même individu m’a appelée pour me dire qu’il était au Radisson avec le ministre Abdoul Mbaye. Il m’a invitée à l’y rejoindre. J’ai décliné l’offre en lui disant que j’avais autre chose à faire».

Aby Ndour de poursuivre: «Depuis lors, il a commencé à me harceler au téléphone. J’ai fait des recherches sur ma page facebook et j’ai découvert que cet homme qui s’est présenté comme un Sénégalais vivant aux  Usa et qui aurait financé l’élection présidentielle, et que le Premier ministre lui mangerait dans la main, n’est autre qu’un cadre des Ics».

Ainsi, l’artiste compositeur déclare avoir sommé son «harceleur» de la laisser tranquille. Malgré tout, raconte t-elle, ce dernier a continué de plus belle. «Baba Amadou Kane a recommencé à m’appeler avec un autre ton. Il était arrogant et agressif. Il m’injuriait et me menaçait. Il m’a demandé de le considérer comme un homme mort. Il continue à m’insulter et à proférer des menaces à mon endroit». Mieux, informe la sœur de Youssou Ndour dans le procès-verbal : «il m’a dit que c’est lui qui offre des milliards aux gens du pouvoir».

Se voulant plus explicite, elle livre même quelques messages que ce dernier lui a envoyés : «Gueweul bou haram mane torodo la» ndlr (Griotte maudite, moi je suis un torodo), «je suis un cousin à Mamadou Ibra Kane et à Alassane Samba Diop, tu ne peux rien contre moi, une sale griotte comme toi ne peut pas m’empêcher de t’envoyer des messages». Elle informe aussi qu’il lui a  même signé un chèque de 12 millions.

«J’ai commis une grande erreur en harcelant et en insultant cette dame, je le regrette

Entendu, l’assistant en ressources humaines aux Ics de Mbao a reconnu avoir pris contact avec sa plaignante. «En septembre 2013, j’ai saisi les services de la Tfm pour avoir son numéro. C’est ainsi qu’il dit l’avoir appelé en se présentant comme un ancien voisin qui vit au Etats-Unis. Je me suis rendu chez elle pour me présenter  à elle et lui dire que je la voyais sur son balcon en 1994 alors qu’elle était mariée à Aziz Coulibaly. Je lui ai parlé de mes parents et amis que sont Mamadou Ibra Kane et Alassane Samba Diop», déclare B. A Kane dans le procès verbal. C’est donc par la suite que la chanteuse lui a envoyé un message pour lui dire de ne plus l’appeler. Mais avec son insistance, explique-t-il, «elle a fini par  s’énerver et m’a envoyé un message dans lequel elle me traitait de fils de p…»

La chanteuse a par la suite saisi des responsables du service de son «harceleur». Ces derniers ont joué la carte de l’apaisement. «Loin de moi l’idée de la draguer, pour moi elle est toujours mariée. J’ai commis une grande erreur en harcelant et en insultant cette dame, je le regrette», souligne-t-il dans sa déclaration.





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