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A partir du 12 mars prochain, le Consulat de France ne recevra plus les demandeurs de visa


Rédigé le Mardi 18 Février 2014 à 01:57 | Lu 838 fois | 3 commentaire(s)


Après une année d’exercice, le Consul général de France tire le bilan 2013 et annonce des perspectives qui vont révolutionner la demande de visa.


Nous sommes au terme d’une année chargée, quel bilan pouvez-vous tirer de 2013 ?
Le bilan de 2013 est globalement positif, puisque nous avons reçu un nombre conséquent d’usagers, plus de 30 000, nous avons aussi eu un taux de délivrance très élevé, près de huit demandeurs sur dix ont reçu un visa. Et pour les étudiants, c’était une année pleine, nous avons délivré près de 1 890 visas pour les étudiants. Donc l’équipe des visas a beaucoup travaillé durant cette année, nous avons fait des facilités et on nous a augmenté de plus de 30% le nombre de visas de circulation, ce qui permet à ces personnes d’avoir la possibilité de faire des échanges entre le Sénégal et la France et de se déplacer à leur convenance.

Qu’est-ce qui peut expliquer ces résultats ?
D’abord, il faut savoir que ça a été demandé par les autorités françaises, à savoir qu’il y ait plus de facilités, nous l’avons appliqué et ça reste toujours dans le cadre de la réglementation européenne. Nous avons simplement aménagé certaines demandes, en l’occurrence certains justificatifs pour les étudiants surtout, en ce qui concerne l’hébergement par exemple, c’est beaucoup plus souple maintenant. Donc cela nous a permis d’engranger un plus grand nombre de demandeurs et le service de visas ne cesse de s’améliorer, de réfléchir à ses procédures pour les rendre le plus optimales possibles.

Il y a également eu cette année certains cas de personnes et des artistes qui ont décrié votre façon de faire…
Concernant les artistes, je crois qu’il n’y a pas eu autant de plaintes que ça, encore une fois, je répète que nous n’avons pas de difficultés à délivrer des visas de circulation aux artistes de notoriété, nous savons qu’ils ont des tournées à faire, des promotions… et naturellement ils se déplacent entre les deux pays. Mais nous avons beaucoup plus de difficultés avec des membres de groupes qui, malheureusement, pour la plupart ne reviennent pas.

Mais les gens se plaignent souvent du manque de motivation pour justifier le refus du visa, est-ce qu’il y a une législation qui vous tient et qui vous oblige à ne pas trop communiquer sur les motifs des refus ?
Nous n’avons pas, pour l’instant, à expliquer les motifs, puisque la réglementation européenne demande de motiver les refus. C’est-à-dire qu’il y a une catégorie de refus et nous donnons une fiche avec le refus sous coche, il y a le refus un, le refus deux… Nous leur donnons cette fiche, est-ce qu’ils la comprennent ou non, je ne sais pas, mais en tous cas nous respectons la réglementation européenne, c’est-à-dire obligation de donner le motif, mais sous forme d’un tableau.

En termes de perspectives, qu’est-ce que le Consulat réserve aux Sénégalais pour l’année 2014 ?
Les perspectives pour 2014, c’est dans le prolongement des deux ou trois dernières années, nous avons toujours essayé de progresser, d’améliorer justement le fonctionnement de ce service des visas. Mais nous sommes arrivés à un maximum, surtout pendant la période estivale. Entre fin juin et début novembre, nous avons de grandes difficultés pour accueillir au-delà de 350 personnes par jour. Donc, il a fallu trouver une solution, nous en avons discuté avec nos autorités à Paris et la solution, c’est d’externaliser une partie de cette procédure, c’est ce qu’on appelle l’externalisation de la constitution de la demande de visas. Donc, c’est un prestataire extérieur qui va recevoir désormais le dossier de demande de visas.

Qu’entendez-vous par prestataire extérieur, est-ce à dire que les Sénégalais n’auront plus besoin de se déplacer au Consulat de France pour avoir un visa ?
C’est exactement ça, nous ne recevrons plus de public, nos capacités ne le permettent plus au-delà du chiffre actuel. Donc, en ce qui concerne les passeports ordinaires, ils iront désormais déposer auprès de ce prestataire qui s’appelle VFS, c’est une société sénégalaise qui s’est installée à Dakar-Plateau, et c’est ce prestataire qui recevra le public et qui acceptera les documents et qui nous les transmettra. Le prestataire n’étudie pas le dossier, ce n’est pas son rôle, il collecte simplement les dossiers, il aura comme tâche d’abord de donner des rendez-vous, et ensuite de prendre le dossier du demandeur et de nous le transmettre. Il recueillera ensuite de notre part le passeport avec ou sans vignette de visa et c’est lui qui le redonnera à l’usager.

Ce sera à partir de quand ?
Ça se fera à partir du 12 mars.

Est-ce que les délais seront plus courts ou alors qu’est-ce qui va changer ?
Ce qui va changer, c’est que d’abord, grâce à ce prestataire, on va pouvoir traiter un plus grand nombre de dossiers, parce que notre difficulté c’était pendant la période d’été où on ne pouvait pas accueillir tout le monde et que le délai était extrêmement long. Là, le délai pour obtenir le rendez-vous sera de sept jours maximum. Puisque nous sommes organisés différemment, nous pourrons traiter beaucoup plus de dossiers et on essaiera en moyenne de rendre le dossier sous 24 à 48 heures. Donc, une plus grande capacité de traitement de dossiers et des délais plus courts.

Et le service sera gratuit ou il faudra payer ?
Il faut séparer les frais de service, qui seront pour le prestataire et qui seront à hauteur de 11 800 FCfa, ce qui concerne le coût du traitement du visa reste le même, les tarifs ne changent pas.

Ça devient plus cher alors ?
La totalité va revenir plus cher, mais 11 800 FCfa, c’est un coût très modéré pour le prestataire si on le compare au prix du billet d’avion, et c’est un coût extrêmement modéré par rapport à ce qui se fait à travers le monde.

Est-ce que, de façon générale, la France a souvent eu recours à des prestataires extérieurs pour traiter les visas ?
Nous ne sommes pas les seuls à le faire, beaucoup de pays de l’espace Schengen le font. Ici au Sénégal, nos collègues espagnols, portugais, italiens ont déjà externalisé la réception des dossiers.

Et Africatel dans tout cela ?
Africatel reste avec nous parce que nous avons ici des rendez-vous pour les Français lorsqu’ils viennent demander des passeports, des cartes d’identité, fiches d’état-civil ou autres, mais ils ne travaillent plus avec nous pour les visas. Donc concrètement à partir du 12 mars, nous changerons, ce sera VFS. L’appel pour avoir un rendez-vous sera gratuit, mais dès qu’on vient déposer son dossier, il y aura les frais de service.

Avez-vous mené une campagne de communication pour faire comprendre aux gens que dorénavant les choses vont changer ?
Nous avons d’abord informé, en priorité et par courtoisie, les autorités du Sénégal. Nous avons aussi informé les autres pays Schengen, et nous allons effectivement commencer une campagne de communication.

Concrètement à partir de quelle date VFS va fonctionner et comment ça va se passer ?
VFS ouvre officiellement le 12 mars, mais on pourra appeler à partir du 3 mars pour commencer à déposer ses documents le 12 et les jours qui vont suivre. Pour prendre un rendez-vous auprès du centre d’appel de VFS, il faudra faire le 33 8891600, gratuitement. Par contre, pour déposer son dossier, il faudra aller à l’immeuble Alimaya, avenue Lamine Guèye.
A B F


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