A défaut de payer l’hôpital, les sénégalais abandonnent leurs cartes d’identités


Rédigé le Vendredi 14 Mars 2014 à 01:39 | Lu 323 fois | 0 commentaire(s)


4 593, c’est le nombre de carte d’identité abandonnée dans certains hôpitaux du Sénégal pour défaut de paiement. Une autre source qui appelle le trou d’ un millard 800 millions de Frs CFA de la caisse des services de santé sénégalais.


En effet, si les hôpitaux se trouvent dans des difficultés financières, c’est en partie à cause d’un certain comportement qui fait des émules dans la population. Le non paiement des soins est devenu la seule solution trouvée par une population ne pouvant payer les lourdes factures des soins maladies. Du côté de l’Etat sénégalais, des efforts existent mais restent insuffisants force est de reconnaître que les sénégalais ne sont toujours dans une disposition permettant d’assumer les tarifs des hôpitaux.

Selon le directeur de l’hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy), Dr Moussa Salam Daff, les sénégalais dans leur écrasante majorité serait des mauvais payeurs dans les établissements publics. Du coup, les établissements publics de santé se retrouvent confrontés à des difficultés financières.Une situation qui fait que les syndicats râlent par-ci, l’Etat gronde par-là et les malades souffrent de l’autre côté.

En effet, rien qu’à l’hôpital de Grand-Yoff qu’il dirige depuis quelques années, il y’a environs quatre mille cinq cent quatre-vingt-treize cartes identités abandonnés pour défaut de paiement soit une perte évaluée à plus d’un milliard 800 millions de francs Cfa. « Ce sont des gens qui ont été prise en charge, qui laisse leur carte d’identité pour garantir mais ils ne reviennent pas », a-t-il expliqué.

De même, la carte sanitaire du Sénégal laisse à désirer. Sur 9 hôpitaux de niveau 3, un seul se trouve à l’intérieur du pays, celui de Touba. Tous les autres hôpitaux se trouvent essentiellement à Dakar. Dans les régions, il n’y a que des hôpitaux de niveau 2 avec moins avec moins de qualité de soin. Ainsi, soutient Dr Daffa, à part Dakar et Thiès, le reste du Sénégal est un désert sanitaire à cause du fait qu’il n’y pas de spécialistes dans les hôpitaux des autres régions. De même, il signale que les travailleurs des hôpitaux fonctionnent dans un contexte de frustration généralisé. Ainsi, il a soutenu qu’au Sénégal, il un véritable manque de politique volontariste de financement des hôpitaux.

Dans la même lancée, Dr Daff a souligné que le système de santé sénégalais fonctionne toujours avec la réforme hospitalière élaborée en 1998 en vue d’améliorer les méthodes de gestions et la qualité services. Une réforme qui reposait sur deux postulats à savoir la responsabilisation de l’ensemble des acteurs de l’hôpital et la mise en place des bonnes pratiques de gestions. Parce que rappel-t-il, à l’époque il n’y avait aucune recherche de synergie. Seulement, après 14 ans de fonctionnement avec le même régime de santé, Dr Daff est d’avis que l’Etat du Sénégal devra songer à adopter une nouvelle réforme. Cependant, il estime que l’application des réformes est un grand problème qu’il faut résoudre dans le plus bref délai.

 

 





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