80 jeunes dont un étudiant sénégalais traversent les Pyrénées à pied pour rejoindre Madrid


Rédigé le Dimanche 17 Mars 2013 à 12:26 | Lu 187 fois | 0 commentaire(s)



80 jeunes dont un étudiant sénégalais traversent les Pyrénées à pied pour rejoindre Madrid
Karl, 20 ans, Sénégalais, étudiant en marketing et en anglais.
Comme les Indiens du Darjeeling (lire notre article, cf encadré du reportager papier), ce fils d’un responsable de la Communauté de l’Emmanuel au Sénégal est passé très prêt de rater ces JMJ. Après de multiples démarches, son visa lui a finalement été attribué à 18h pour un vol à minuit. Son frère de 19 ans, lui, est resté bloqué à Dakar. “Nous étions déçus pour mon frère, mais nous l’avons pris avec philosophie. Si Dieu veut, il sera là la prochaine fois. (…) En venant aux JMJ, mon premier objectif est de rencontrer beaucoup de cultures. Elles sont toutes riches mais ils leur manque toujours quelque chose que seule l’interaction avec d’autres peut apporter. Ensuite, je veux raffermir ma foi, notamment à l’écoute du pape. Il dit que nous sommes l’avenir de la société et de l’Eglise, et il compte sur nous, je ne veux pas le décevoir”.

Les responsables de cette harmonie inattendue s’appellent Gabriel de Lépinau et Charles Guilhamon. En 2009, ces deux étudiants montaient le projet Corpus : 365 jours à vélo pour visiter les minorités chrétiennes du monde entier. Un an après leur retour, le premier est devenu séminariste, le second veut se lancer dans l’entrepreneuriat social. Quant à Corpus, ils s’en sont servis pour monter ce groupe JMJ, avec la paroisse parisienne Saint-­Philippe-du-Roule et l’Œuvre d’Orient. « Il fallait à notre tour rendre ce qu’on a reçu, alors on a décidé d’offrir les JMJ à une vingtaine d’étrangers, explique Charles. On a beau répéter que l’Église est universelle, on ne touche pas souvent cette réalité du doigt qui enracine notre foi », en se référant au thème de ces XXVIe JMJ.

Outre souder le groupe, l’objectif de cette randonnée est avant tout spirituel : à la pause, Gabriel rappelle la possibilité de se confesser : « Arrivons le cœur léger à Madrid », encourage-t-il. La plupart des jeunes présents sont en recherche. Si quelques-uns parlent avec émotion de leur amitié profonde avec le Christ, ceux qui doutent sont nombreux : comme Guillaume, ingénieur de 24 ans, croyant mais qui s’interroge sur l’Église : « Comment une institution humaine peut-elle rester fidèle au Christ en 2 000 ans ? », se demande-t-il. Quant aux lycéens dissipés, ils ne savent en général pas encore s’ils sont venus faire la fête sans les parents ou vivre une grande expérience spirituelle.



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